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    <title>nature</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1177</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La baignade en pleine nature</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1175</link>
      <description>Le mot « Badespaß » (aller se baigner pour s’amuser) désigne le trait caractéristique le plus emblématique de la baignade dans les pays germaniques, et plus particulièrement en Allemagne : le plaisir. Les Allemands vont se baigner non seulement pour se détendre ou pour faire du sport, mais aussi et surtout pour passer un bon moment et se changer les idées, en famille ou entre amis. La contribution vise à expliquer le phénomène de la baignade en pleine nature sous un angle à la fois sociétal, littéraire et artistique. Étant donné qu’il s’agit d’un loisir populaire par excellence, le motif de la baignade à l’extérieur, en eaux douces ou de mer, est particulièrement présent dans la production culturelle. Nous allons mobiliser principalement des ressources récentes, produites entre 1950 et 2020, afin de constituer un corpus représentatif de sources primaires qui contiendra des objets artistiques au sens large du terme. Ils seront textuels (livres, blogs), visuels (œuvres d’art, architecture), sonores (chansons, lectures) et audiovisuels (films, vidéos). À l’aide d’une grille d’analyse à caractère pluridisciplinaire, nous visons à mieux comprendre les pratiques sociales et les représentations artistiques autour de la baignade naturelle dans l’Allemagne d’aujourd’hui. The word “Badespaß” (to go swimming for fun) refers to the most emblematic feature of bathing in Germanic countries, especially in Germany: fun. Germans go swimming not only to relax or to do sports, but also and above all to have a good time and take their mind off things, with family and friends. The contribution aims to explain the phenomenon of bathing in nature from a societal, literary and artistic point of view. As it is a popular leisure activity par excellence, the reason for bathing outdoors, whether in fresh or salt water, is particularly present in cultural production. We will mainly mobilize recent resources, produced between 1950 and 2020, in order to constitute a representative corpus of primary sources that will contain artistic objects in the broadest sense of the term. They will be textual (books, blogs), visual (works of art, architecture), sound (songs, readings) and audiovisual (films, videos). Using a multidisciplinary analytical grid, we aim to gain a better understanding of the social practices and artistic representations around natural bathing in Germany today. </description>
      <pubDate>jeu., 15 oct. 2020 19:07:09 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 01 avril 2026 16:02:38 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Être apiculteur dans le Donbass : Les Abeilles grises d’Andreï Kourkov</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1892</link>
      <description>Dans Les Abeilles grises, roman paru début février 2022 chez Liana Levi, Kourkov brosse le portrait d’un homme ordinaire, Sergueï Sergeyich, fonctionnaire handicapé à la retraite, quitté par sa femme et entièrement dévoué à ses abeilles, qui donnent sens à sa vie : pour veiller sur ses ruches, il reste dans la « zone grise », no man’s land entre armée ukrainienne et séparatistes pro-russes, où il mène une vie précaire, sans électricité, ponctuée par les bombardements. Le roman se déroule en deux grands volets, de février à août, au rythme de la guerre et de l’activité des abeilles : elles hibernent d’abord en zone grise puis, la belle saison venue, en Crimée où le protagoniste les installe chez un collègue apiculteur tatar. S’il n’est pas rare de mettre en scène une figure d’apiculteur en temps de guerre, pour souligner le contraste entre la vie de la ruche et la folie des hommes, le personnage de Sergeyich mérite attention. Candide confronté à la violence et à l’absurde, ce héros tendre et solitaire est un cœur pur qui traverse les événements sans perdre son humanité. Le roman adopte son point de vue, et fait partager ses souvenirs, ses rêves, ses interrogations et son empathie pour les plus faibles lors des péripéties, parfois tragi-comiques, qui jalonnent son parcours. Les réflexions de celui qui est le plus souvent désigné comme l’apiculteur, attestent la mise en relation récurrente des abeilles et des hommes, au profit des premières. In Les Abeilles grises (The Grey Bees), a novel published at the beginning of February 2022 by Liana Levi, Kourkov paints the portrait of an ordinary man, Sergueï Sergeyich, a disabled retired civil servant, left by his wife and entirely devoted to his bees, which give meaning to his life: to look after his hives, he stays in the &quot;grey zone&quot;, a no-man’s-land between the Ukrainian army and the pro-Russian separatists, where he leads a precarious life, without electricity, punctuated by bombardments. The novel unfolds in two main parts, from February to August, to the rhythm of the war and the activity of the bees: first they hibernate in the grey zone and then, when the summer comes, in Crimea, where the protagonist moves them in with a fellow Tatar beekeeper. While it is not unusual to depict a beekeeper in wartime, to highlight the contrast between the life of the beehive and the madness of man, the character of Sergeyich deserves attention. A simpleton confronted with violence and absurdity, this tender, solitary hero is a pure heart who gets through events without losing his humanity. The novel takes his point of view, sharing his memories, his dreams, his questions and his empathy for the weakest in the events along the way, sometimes tragicomic. The thoughts of the man who is most often referred to as the beekeeper bear witness to the recurring relationship between bees and humans, to the benefit of the former. </description>
      <pubDate>mar., 26 sept. 2023 10:59:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 oct. 2023 11:38:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Guide spirituel ou voleur de miel ? La figure de l’apiculteur dans la pensée occidentale</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1842</link>
      <description>L’abeille n’est pas un animal comme les autres. Restée sauvage même lorsqu’elle a pu sembler domestiquée en acceptant d’être logée par l’homme, elle semble avoir naturellement l’apparence des cultures les plus élaborées, que ce soit dans l’organisation spontanée de la ruche évoquant des sociétés humaines sophistiquées, ou dans la perfection géométrique des cellules hexagonales des rayons manifestant d’étonnants talents d’architecte. De plus les deux produits principaux élaborés dans la ruche ne sont pas non plus comme les autres. Le miel et la cire, naturellement indemnes de tout processus de putréfaction sans avoir à subir la moindre transformation, sont apparus, non seulement comme reliant la nature et la culture, mais aussi, comme des symboles d’immortalité. L’abeille, qui déjà par son mode de vie unifiait le végétal et l’animal, estompe les limites entre l’animal et l’humain, tout en reliant celui-ci à une forme « d’au-delà ». Ces particularités de l’abeille sont à la base d’une production symbolique considérable qui ne pouvait qu’imprégner celui qui profitait et prenait soin d’elle, dimension symbolique qui devrait permettre d’approfondir et de dépasser une première dualité entre deux images de l’apiculteur, celle du prédateur cupide et destructeur de la nature ou celle du soigneur, éleveur et protecteur. L’abeille étant au cœur des grandes questions existentielles, l’apiculteur a pu être perçu non seulement comme un producteur de miel ou de cire, mais comme un passeur, comme celui qui, initié par ses butineuses, pouvait transmettre aux autres hommes une compréhension des mystères du monde, comme le passage du chaos à l’harmonie du cosmos, de la nature à la culture, le lien entre les hommes et le divin, entre la terre et le ciel. Un des premiers mythes consacrés aux abeilles met en scène cette double fonction de l’apiculteur, productive et symbolique ; il s’agit de l’histoire d’Aristée et de la disparition des abeilles telle que racontée par Virgile dans la IVe Géorgique. On y voit le héros Aristée, initiateur de l’apiculture, devant résoudre (déjà) la première disparition des abeilles, causée par sa confrontation au couple fusionnel que constituent Orphée le poète et la nymphe Eurydice. Ce mythe permet de dépasser la simple opposition entre un « gentil », le protecteur des abeilles, et un « mauvais », le prédateur cupide, l’apiculteur idéal étant celui qui parvient à réconcilier l’abeille productive et l’abeille symbolique, le travail et la poésie, Aristée et Orphée. The bee is not an animal like any other.Remaining wild even when it may have seemed domesticated by accepting to be housed by man, it seems to naturally have the appearance of the most elaborate cultures, whether in the spontaneous organization of the hive evoking sophisticated human societies, or in the geometric perfection of the hexagonal cells of the rays displaying astonishing architectural talents. Furthermore, the two main products produced in the hive are not like the others either. Honey and wax, naturally free from any process of putrefaction without having to undergo the slightest transformation, appeared not only as linking nature and culture, but also as symbols of immortality. The bee, which already through its way of life unified the plant and the animal, blurs the limits between the animal and the human, while linking the latter to a form of “beyond”.These particularities of the bee are the basis of a considerable symbolic production which could only permeate those who benefited from it and took care of it, a symbolic dimension which should make it possible to deepen and go beyond a first duality between two images of the beekeeper, that of the greedy predator and destroyer of nature or that of the carer, breeder and protector. The bee being at the heart of the great existential questions, the beekeeper could be perceived not only as a producer of honey or wax, but as a passer, as one who, initiated by his foragers, could transmit to other humans an understanding of the mysteries of the world, such as the transition from chaos to the harmony of the cosmos, from nature to culture, the link between humans and the divine, between the earth and the sky.One of the first myths dedicated to bees depicts this dual function of the beekeeper, productive and symbolic; it is the story of Aristaeus and the disappearance of the bees as told by Virgil in the IVth Georgic. We see the hero Aristaeus, initiator of beekeeping, having to resolve (already) the first disappearance of bees, caused by his confrontation with the fusional couple that constitutes Orpheus the poet and the nymph Eurydice. This myth allows us to go beyond the simple opposition between a &quot;good person&quot;, the protector of bees, and a &quot;bad person&quot;, the greedy predator, the ideal beekeeper being the one who manages to reconcile the productive bee and the symbolic bee, work and poetry, Aristaeus and Orpheus. </description>
      <pubDate>mer., 13 sept. 2023 17:36:05 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 17 oct. 2023 16:38:15 +0200</lastBuildDate>
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