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    <title>Auteurs : Beth KEARNEY</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1281</link>
    <description>Publications de Auteurs Beth KEARNEY</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Un gouffre d’où il était illusoire d’essayer de sortir » : Sociopoétique de la ville de Naples dans L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1239</link>
      <description>Cet article est une étude sociopoétique de L’Amie prodigieuse (2011), roman de l’auteure italienne Elena Ferrante. La ville de Naples étant notre objet d’étude, il s’agit de déchiffrer le monde selon la perspective de la narratrice, Elena Greco, afin de comprendre la sémiotisation du quartier (le rione italien). Ce dernier, comme évoqué dans le titre du présent article, est représenté comme « un gouffre d’où il était illusoire d’essayer de sortir ». Pour illustrer ce concept, nous allons d’abord mettre en évidence la littérarité et l’évolution intellectuelle d’Elena Greco en explorant les clins d’œil du roman à la littérature virgilienne. Ces intertextes sont en fait révélateurs de certains aspects de l’histoire napolitaine et, plus particulièrement, de l’idée que le rione représente tous les aspects négatifs de Naples, un lieu érigé en mythe comme une ville condamnée. Ensuite, nous enquêterons sur la division symbolique de l’identité d’Elena : d’une part, elle vient d’un milieu violent, vulgaire et gouverné par la mafia et, d’autre part, elle est une jeune femme éduquée qui s’inspire de la littérature et de l’histoire. Cette division identitaire reflète sa perception que la ville, elle aussi, est divisée en deux : le rione dans lequel elle vit est sale et terni par la violence, ce qui contredit l’au-delà « miraculeux » du rione lié à la plage, à l’éducation, à la langue italienne et à la mouvance socioéconomique du pays au milieu du xxe siècle. La ville au-delà du rione anticipe le fait que, dans les romans successifs, Elena réussit à fuir du « gouffre ». This article is a sociopoetic analysis of My Brilliant Friend (2011), a novel by anonymous Italian author Elena Ferrante. By examining Ferrante’s representation of the city of Naples, this article will look at how the perspective of the narrator, Elena Greco, enables us to understand her neighbourhood (the Italian &quot;rione&quot;). The rione is represented as &quot;an abyss from which it was impossible to escape&quot;. To illustrate this concept of the rione as an &quot;abyss&quot;, this article will first highlight the literary and intellectual evolution of Elena Greco by exploring the novel’s references to Virgilian literature. These intertexts in fact reveal certain aspects of Neapolitan history and, more particularly, the idea that rione represents all the negative aspects of Naples, a city that exists in mythology as a doomed city. Second, the article will investigate the symbolic division of Elena’s identity: on the one hand, she comes from a violent, vulgar environment governed by the mafia and, on the other hand, she is an educated young woman inspired by literature and history. This dual identity mirrors her perception that the city is also divided in two: the rione in which she lives is impoverished and laden with violence, which contradicts the “miraculous” progress that exists outside of the neighbourhood. This “miraculous beyond” is associated with the beach, education, the Italian language and the nation’s socio-economic progress in the middle of the 20th century. The city that flourishes beyond the rione predicts the fact that, in later novels, Elena escapes from the “abyss”. </description>
      <pubDate>ven., 23 oct. 2020 14:37:44 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 14 avril 2026 12:07:37 +0200</lastBuildDate>
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