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    <title>Sociopoétique du handicap</title>
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    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=71">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>jeu., 30 sept. 2021 18:27:54 +0200</pubDate>
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      <title> </title>
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      <pubDate>ven., 01 oct. 2021 11:04:14 +0200</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
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      <pubDate>ven., 01 oct. 2021 11:29:40 +0200</pubDate>
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      <title>Les invalides dans la littérature juridique, autour des représentations de la dette patriotique1 </title>
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      <description>Résumé : La fonction de la poésie est d’exprimer ce qui ne peut pas être appréhendé sans l’épaisseur du vécu, pour révéler, dénoncer ou célébrer. Elle humanise ainsi les taxinomies ou les classifications trop bureaucratiques de la médecine légale et des normes. La poésie du droit permet une humanité langagière où le handicap ou la dépendance sont l’autre de nous-mêmes. L’idée de la reconnaissance de la fragilité et de l’altérité, de la compensation ne fut aucunement de l’ordre des évidences pour les blessés et les invalides de guerre. L’asile des invalides fut un lieu de discipline toute militaire avant que de devenir un lieu d’accueil et de soins. La pension fut une récompense sans valeur autre que militaire avant que d’avoir une valeur économique. En effet, la poésie du droit a opposé le parti de la dette du sang et de la dette patriotique à celle de la dette de la nation et de la dette sacrée de protection pour les gardiens de la Cité. C’est de cette dette sacrée dont la nation est débitrice qu’il s’agit dans cet article. De cette dette qu’il est impossible de liquider sans un supplément de soin et d’humanité, car elle est irrémédiablement plus qu’une créance. Abstract: The function of poetry is to express what cannot be apprehended without the thickness of the lived, to reveal, denounce or celebrate. It thus humanizes the overly bureaucratic taxonomies or classifications of forensic medicine and standards. The poetry of law allows a linguistic humanity where disability or dependence is the other of ourselves. The idea of the recognition of fragility and otherness; of the right to compensation was in no way the order of evidence for the wounded and disabled of war. The asylum for the disabled was a place of military discipline before becoming a place of reception and care. The pension was a reward of no value other than military before it had any economic value. Indeed, the poetry of law has pitted the party of the debt of blood and patriotic debt against that of the debt of the nation and the sacred debt of protection for the guardians of the City. It is this sacred debt that the nation owes that has to be put into perspective in this article. Of this debt which it is impossible to liquidate without extra care and humanity because it is irretrievably more than a debt. </description>
      <pubDate>dim., 03 oct. 2021 18:26:37 +0200</pubDate>
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      <title>Les aveugles dans l’œuvre de Descartes </title>
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      <description>Résumé : Cet article interroge la conception cartésienne des aveugles et de la cécité à l’aune des représentations sociales que le philosophe a mises à distance en même temps que requalifiées. Il montre d’abord que Descartes procède à une rationalisation de la représentation de l’« aveugle voyant » : le philosophe attribue aux personnes qui ne voient pas une forme de vision qui, à la différence du pouvoir de divination que les anciens Grecs octroyaient à certains, mais aussi du « regard intérieur » typique de la mystique de l’Âge classique, n’est aucunement surnaturelle. Descartes contribue ainsi à défaire certains des principaux préjugés qui nuisent aux personnes aveugles. L’article établit ensuite que cette rationalisation exclut cependant ces personnes du savoir que Descartes place en elles : celui, paradoxal, du processus d’élaboration de la vision. Il souligne enfin qu’en valorisant le sens de la vue comme peut-être aucun philosophe ne l’avait fait avant lui, Descartes rationalise aussi la représentation, prioritairement médiévale, de l’« aveugle ignorant ». La conclusion de l’article est la suivante : cette double rationalisation produit l’idée ambivalente que beaucoup se font encore de la cécité, à savoir une déficience très faiblement compensée par une capacité à voir autrement que par les yeux. En réhabilitant le toucher, le siècle des Lumières en produira quant à lui une conception à la fois rationnelle et nullement privative. Abstract: This paper examines Descartes’s conception of the blind and blindness in the light of the social representations that the philosopher both distanced and requalified. It first shows that Descartes rationalises the representation of the ‘blind seer’: the philosopher attributes to people who cannot see a form of vision which, unlike the power of divination that the ancient Greeks attributed to certain people, but also the ‘inner gaze’ typical of the mysticism of the Classical Age, is not in any way supernatural. Descartes thus helps to undo some of the main prejudices that plague blind people. The article goes on to establish that this rationalisation excludes these people from the knowledge that Descartes places in them: the paradoxical knowledge of the process of vision. Finally, it points out that by valuing the sense of sight in a way that perhaps no philosopher had done before him, Descartes also rationalises the predominantly medieval representation of the ‘blind ignorant’. The conclusion of the paper is as follows: this double rationalisation produces the ambivalent idea that many people still have of blindness, namely a deficiency that is very poorly compensated for by an ability to see other than with the eyes. By rehabilitating touch, the Enlightenment produced a conception of it that was both rational and in no way deprived. </description>
      <pubDate>lun., 04 oct. 2021 12:09:53 +0200</pubDate>
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      <title>Anthropologie visuelle et représentations alternatives du corps en situation de handicap </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1339</link>
      <description>Résumé : Cet article se propose d’engager une réflexion sur des modèles de mise en scène documentaire du handicap sensoriel en milieu ouvert et fermé. Fondée sur une anthropologie du sensible, l’analyse s’attardera sur les travaux de Frederick Wiseman et Werner Herzog en particulier. Les outils d’analyse relevant de l’anthropologie visuelle permettront d’examiner les partis pris scéniques et la singularité des regards posés par les auteurs sur le handicap ainsi que la variété des méthodes d’apprentissage déployées par les personnes filmées. On s’attardera sur la description du corps en situation de handicap, du rapport entre corps valide et invalide ainsi que sur la fonction significative que peut revêtir dans les situations décrites, le contexte social, médical et éducatif. Abstract: This article proposes to reflect on models of documentary staging of sensory disability in open and closed environments. Based on an anthropology of the sensitive, the analysis will focus on the works of Frederick Wiseman and Werner Herzog in particular. The analysis tools of visual anthropology will allow us to examine the scenic biases and the singularity of the authors’ views on disability as well as the variety of learning methods used by the people filmed. We will focus on the description of the body in a situation of disability, on the relationship between the able-bodied and the disabled, as well as on the significant function that the social, medical and educational context can have in the situations described. </description>
      <pubDate>mar., 05 oct. 2021 14:23:32 +0200</pubDate>
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      <title>Mise en scène du handicap mental et représentations sociales dans le théâtre allemand contemporain </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1349</link>
      <description>Résumé : Cet article s’appuie sur les spectacles Maison de santé (2005) du Theater Thikwa, Fin de partie (2015) du RambaZamba Theater et Les 120 Jours de Sodome (2017) de l’International Institute for Political Murder. Il s’inscrit dans le champ des « new disability studies » qui analysent une société considérée comme corrective et normative en étudiant les binômes « normal/anormal » ou encore « abled / disabled ». Quel est le rôle des arts scéniques dans l’évolution de ces constructions sociales et de sa médicalisation ? Comment ces pièces déconstruisent-elles les mécanismes d’oppression et de discrimination et peuvent-elles engendrer un changement collectif du comportement social ? Abstract: This article bases its analysis on the shows Mental Institution (2005) from Thikwa Theatre, Endgame from RambaZamba Theatre and The 120 Days of Sodom (2017) from the International Institute for Political Murder. It fits in the search field of the « new disability studies » that analyse a society considered as corrective and normative by studying opposites such as « normal / abnormal » or « abled / disabled ». Which role do performing arts play in the evolution of these social constructs and their medicalization? How do these plays deconstruct oppressive and discriminating mechanisms and can they help bring a collective change of our social behaviors? </description>
      <pubDate>mar., 05 oct. 2021 16:12:09 +0200</pubDate>
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      <title>Refuser d’être l’aveugle des autres </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1361</link>
      <description>Résumé : Cet article a pour but d’explorer d’un point de vue sociopoétique l’écriture autobiographique de personnes aveugles, sourdes-aveugles ou malvoyantes, en s’appuyant sur l’idée suivante : chez les auteurs étudiés, le texte à la première personne est le lieu du refus et de la déconstruction de l’image de la cécité partagée par les personnes voyantes. Ce geste littéraire, d’où émerge la construction d’un contre-discours qui peut aller jusqu’à la subversion, permet à l’auteur de se réapproprier sa cécité au-delà de l’imaginaire, des mythes et des fantaisies engendrés par ce qui est d’ordinaire considéré et décrit comme une déficience et une privation. Bien plus, en s’attardant sur la notion fondamentale de « préjugé de la cécité » développée par l’intellectuel aveugle français Pierre Villey, l’article s’attache à montrer que ces représentations sociales collectives et cet imaginaire commun sont tenaces et solidement ancrés dans la culture et la littérature : ils s’avèrent être un archétype difficile à éviter qui habite les textes autobiographiques et qui se manifeste sous forme d’associations stéréotypées, mais qui est rapidement déconstruit et dépassé par l’écriture de l’autobiographe, laissant alors la place à une représentation de la cécité vécue de l’intérieur et nourrie de l’expérience individuelle du quotidien. L’article défend ainsi que l’espace et la textualité autobiographique sont dotés d’une puissance discursive dont l’auteur peut user à son gré pour désarmer les stéréotypes et métamorphoser les représentations collectives et sociales de la personne aveugle et de la cécité. Abstract : This paper aims at exploring the autobiographical writing of blind, deaf-blind or partially sighted people from a sociopoetical perspective. It contends the following idea: for the authors to be considered, the first-person text opens up a space which allows them to refuse and deconstruct the conception of blindness shared by sighted persons. This literary process, from which the construction of a counter-discourse that can even go as far as subversion emerges, gives the author the opportunity to reappropriate his or her blindness beyond the imaginary, the myths and the fancies deriving from what is commonly understood and depicted as an impairment and a deprivation. Focusing on the fundamental concept of “préjugé de la cécité” (“prejudice of blindness”) developed by the French blind intellectual Pierre Villey, the article shall furthermore demonstrate that this common imaginary and these collective social representations are deeply rooted in culture and literature: They turn out to be an archetype one cannot easily avoid, inhabiting autobiographical texts and taking the form of stereotyped associations. This archetype is nevertheless swiftly challenged and deconstructed by the autobiographer’s writing, therefore leaving room for a representation of blindness from an internal point of view, based on individual experience and nurtured by everyday life. This paper thus argues that autobiographical space and textuality display a discursive power that the author can use as he or she wishes, in order to dismantle stereotypes and transform collective and social representations of blind people and blindness. </description>
      <pubDate>mer., 06 oct. 2021 16:49:55 +0200</pubDate>
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      <title>Fortune de « Riquet à la Houppe » dans les réécritures contemporaines </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1371</link>
      <description>Résumé : Pour illustrer sa présentation théorique de la sociopoétique, Alain Montandon s’appuie sur la réécriture des contes traditionnels à l’époque contemporaine. Pascale Auraix-Jonchière rappelle que nombre de contes, et bien avant que le terme ne soit en cours, présentent des personnages que l’on peut qualifier de « handicapés ». Nous proposons de nous attacher au personnage principal de « Riquet à la houppe », stigmatisé, malgré sa naissance de haut rang, par un cumul d’infirmités. Après avoir bénéficié d’un incontestable succès du xviie au xixe siècle, ce conte méconnu aujourd’hui est peu présent dans l’édition contemporaine. Nous souhaitons nous interroger sur cette rareté à partir de quelques reformulations, y compris iconographiques. Pour observer ces variations, dans lesquelles le handicap fait écho aux représentations sociales, nous étudions le trio des personnages du conte : non seulement le héros éponyme bossu, boiteux et laid, mais aussi les deux sœurs également « handicapées », l’une à la fois laide et spirituelle, comme Riquet, l’autre d’une beauté qui peine à compenser son déficit mental et intellectuel. Comment ces personnages sont-ils représentés dans la production contemporaine ? Comment leurs handicaps sont-ils socialement considérés lorsque « la tyrannie des apparences » (Amadieu, 2002) ou l’influence des courants féministes incitent à renouveler le regard sur ce conte ? Abstract: To illustrate his theoretical presentation of sociopoetics, Alain Montandon uses the rewriting of traditional tales in contemporary times. Pascale Auraix-Jonchière reminds us that many tales, and long before the term was in use, present characters that can be described as ‘disabled’. We propose to focus on the main character of ‘Riquet à la houppe’, stigmatised, despite his high-ranking birth, by an accumulation of infirmities. After having enjoyed undeniable success from the 17th to the 19th century, this little-known tale is rarely published today. We wish to examine this rarity in some reformulations, including iconographic ones. To observe these variations, in which disability echoes social representations, we will study the trio of characters in the tale: not only the eponymous hunchbacked, lame and ugly hero, but also the two sisters who are also ‘disabled’, one ugly and witty, like Riquet, the other with a beauty that struggles to compensate for her mental and intellectual deficit. How are these characters represented in contemporary production? How are their handicaps socially considered when ‘the tyranny of appearances’ (Amadieu, 2002) or the influence of feminist currents incite to renew the look on this tale? </description>
      <pubDate>jeu., 07 oct. 2021 15:15:46 +0200</pubDate>
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      <title>Corps déviants et force oppositionnelle en régime romanesque : Flaubert, Barbey d’Aurevilly </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1383</link>
      <description>Résumé : Comme l’ont montré les études sur le handicap, le corps handicapé, « déviant » en raison de sa déformation par rapport à la norme, est généralement un corps marginalisé, voire ostracisé. Jugé inutile ou à charge, il est considéré comme une entrave et jugé comme passif – du côté, donc, de la non-productivité. Dans le domaine de la fiction, il est pourtant des personnages (hommes ou femmes) qui incarnent par leur difformité et leur empêchement corporel une force oppositionnelle constructive au sein de la société matérialiste et productiviste du xixe siècle français. C’est sous cet angle que nous examinerons deux formes d’opposition qui dénoncent les limites de la norme sociale : l’opposition critique, d’une part, qui stigmatise par l’ironie les « idées reçues » de l’époque (et ce sont le pied-bot et l’aveugle de Madame Bovary) ; l’opposition « transcendante », d’autre part, qui dénonce la normalisation matérialiste du siècle chez Barbey d’Aurevilly (grâce à des figures comme celles de la Clotte ou de Julie la Gamase). Abstract: As Disability Studies have demonstrated, the disabled body, so to say “deviant” because of its distorsion in comparison to the norm, is generally a marginalized body, even an ostracized body. Thought to be useless or dependant, it is considered as an impediment and estimated as inactive – that is to say non-productive. Nonetheless in the field of fiction, we can find characters (either men or women) who embody an oppositional strength because of their difformity and their corporal disability. This strength is constructive in the materialist and productivist society of the XIXth century in France. From this point of view, we will examine two kinds of opposition which denounce the limits imposed by social norm : on the one hand, critical opposition that ironically stigmatizes the preconceived ideas of the time (that is, for example, the clubfoot and the blind in Madame Bovary) ; on the other hand, “transcendental” opposition, which criticizes materialist normalization typical of this period in Barbey d’Aurevilly’s work (thanks to characters such as la Clotte or Julie la Gamase). </description>
      <pubDate>jeu., 07 oct. 2021 18:48:39 +0200</pubDate>
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      <title>Le handicap au risque de l’amour </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1390</link>
      <description>Résumé : Au travers de deux ouvrages tirés de La Comédie humaine de Balzac (César Birotteau et Modeste Mignon) notre étude s’attache à démontrer la force d’ostracisation des représentations sociales à l’encontre des corps déviants au xixe siècle dans les sociétés occidentales. Nous interrogeons sur deux parties l’échelle de tolérance à l’égard du handicap léger, le pied-bot, puis face à une déformation jugée monstrueuse, celle d’un nain bossu. Si le premier porteur de handicap parvient à épouser sa belle, il le doit à sa validité intacte, à une part de chance ménagée par le romancier mais surtout à la force de l’argent ! On retrouvera ce personnage dans la Comédie humaine. Le second, lui, n’existe que le temps du roman. Face à celle qu’il aime et au lecteur, il brille par l’intelligence et la sensibilité octroyées par le narrateur. Pour le bonheur, il devra se contenter d’être le véritable artisan de celui que vise celle qu’il aime, sans le partager, car un monstre, même brillant et plein d’humour reste un monstre.  Abstract : Through two works taken from Balzac's Comédie humaine (César Birotteau and Modeste Mignon) our study seeks to demonstrate the power of ostracization of social representations against deviant bodies in the 19th century in Western societies. We question the tolerance scale for mild disability, the club-foot, in two parts, and then in the face of a deformity considered to be monstrous, that of a hunchbacked dwarf. If the first person with a disability manages to marry his sweetheart, he owes it to its intact validity, to a share of luck afforded by the novelist, but above all to the force of money! We will find this character in the Human comedy. The second only exists for the duration of the novel. Faced with the one he loves and the reader, he shines with the intelligence and sensitivity bestowed by the narrator. For happiness, he will have to be content to be the true craftsman of the one whom the one he loves aims for, without sharing it, because a monster, even bright and full of humor, remains a monster. </description>
      <pubDate>ven., 08 oct. 2021 11:21:40 +0200</pubDate>
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      <title>Représentation du handicap et changement de paradigme dans deux romans canadiens contemporains </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1401</link>
      <description>Résumé : Nous proposons, grâce à une analyse sociopoétique, de mettre en lumière les représentations que les différents personnages se font du handicap dans deux romans canadiens contemporains. Nous présentons une étude des procédures poétiques utilisées, des recours de la création et de la production artistique, pour renverser les préjugés qui déshumanisent les personnages handicapés. En effet, dans les deux romans analysés, soit Homme invisible à la fenêtre de Monique Proulx (1993) et Un jour ils entendront mes silences de Marie-Josée Martin (2012), le discours littéraire est le lieu d’une remise en question radicale de la perception du handicap, de la déshumanisation, de la médicalisation du handicap et des rapports entre « capacité » et « incapacité ». Abstract : We propose, in this article, to use a sociopoetic approach, in order to identify the representations of disability through various characters in two contemporary French-Canadian novels. We have studied the poetical processes at work, and especially how the authors use artistic creation and production, in order to question and overturn the existing prejudices dehumanizing people with disabilities. In both novels, Homme invisible à la fenêtre by Monique Proulx (1993) and Un jour ils entendront mes silences by Marie-Josée Martin (2012), the literary discourse constitutes a radical questioning of how disability is perceived, of how and why people with disabilities are being dehumanized, medicalised, and of our understanding of what constitutes “able” and “disabled”. </description>
      <pubDate>lun., 11 oct. 2021 18:42:51 +0200</pubDate>
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      <title>Stéphanie Urdician interroge Fabrice Dubusset (directeur artistique, Procédé Zèbre) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1415</link>
      <pubDate>mar., 12 oct. 2021 17:26:35 +0200</pubDate>
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      <title>Le traitement de l’hermaphrodite dans la littérature juridique de l’Ancien Régime </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1417</link>
      <description>Résumé : Sous l’Ancien Régime en France, l’individu est inséré dans un système juridique de classification binaire autour de la masculinité et de la féminité déjà connu lors d’époques antérieures. Les juristes romains puis plus tard les canonistes médiévaux réfutèrent l’existence avérée des deux sexes au sein d’un même corps et une telle orientation perdure en Occident sous l’Ancien Régime, période durant laquelle cette particularité physiologique fut assimilée à des pratiques sexuelles déviantes et condamnables. L’étude de quelques procès intentés contre des hermaphrodites montre l’embarras social causé par l’ambivalent sexuel, dont la physionomie étrange suffit à évoquer un criminel en puissance ou un débauché. L’univers juridique contemporain est heureusement plus clément mais demeure toutefois façonné autour de personnes identifiées par un sexe défini et unique tel que mentionné dans l’acte de naissance. Par conséquent le droit positif français méconnaît la notion de troisième sexe et les hermaphrodites n’y sont donc pas intégrés. Une révolution mentale reste donc à accomplir sur ce point. Abstract: Under the Ancien Régime in France, the individual was inserted into a legal system of binary classification shaped around masculinity and femininity already used in earlier periods. Roman jurists and after them the medieval canonists refuted the proven existence of both male and female sexes in one body and such an orientation continued in the West under the Ancien Régime. During these times, this physiological feature was assimilated to deviant and condemnable sexual behaviours. The study of several trials against hermaphrodites shows the social embarrassment caused by sexual ambivalent. This strange physiognomy was enough to suggest he was a criminal or a debauchee. Nowadays, French legal system is fortunately milder but remains organized around a unique and defined sex as stated in the birth certificate. Therefore it fails to recognize the concept of third gender. A mental revolution has to rise on this point. </description>
      <pubDate>mer., 13 oct. 2021 16:31:35 +0200</pubDate>
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      <title>Sociopoétique du jeu de cartes dans la nouvelle du xixe siècle </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1427</link>
      <description>Résumé : Le xixe siècle est habité par le démon du jeu. Les jeux font l’objet d’articles de presse, des ouvrages techniques (traités, revues, manuels) leur sont dédiés. Et la littérature n’est pas non plus en reste, que ce soit en France ou dans le reste de l’Europe. Nous proposons dans cet article d’apporter notre contribution à l’analyse sociopoétique du jeu et du jouet à travers l’étude du cas précis de la représentation littéraire du jeu de cartes dans deux nouvelles : « La Dame de pique » (« Пиковая дама », 1834) d’Alexandre Pouchkine, et « Le Dessous de cartes d’une partie de whist » (1850) de Jules Barbey d’Aurevilly. Outre leur appartenance générique et leur lien avec l’univers des cartes à jouer (explicite dès le titre), les deux nouvelles se ressemblent par le cœur de leur intrigue : à savoir un meurtre sur fond de partie de cartes, mais également par les marques de surnaturel qui les parsèment. Abstract: The 19th century is inhabited by the demon of the game. Games were the subject of press articles and technical works (treatises, reviews, manuals) were dedicated to them. Literature was not left out either, whether in France or in the rest of Europe. In this article, we propose to make our contribution to the sociopoetic analysis of the game and the toy through the study of the specific case of the literary representation of the card game in two short stories: &quot;La Dame de pique&quot; (&quot;Пиковая дама&quot;, 1834) by Alexander Pushkin, and &quot;Le Dessous de cartes d’une partie de whist&quot; (1850) by Jules Barbey d’Aurevilly. Apart from their generic affiliation and their link with the world of playing cards (explicit from the title), the two short stories are similar in terms of the core of their plot (a murder against the background of a card game) but also in terms of the supernatural features that are scattered throughout them. </description>
      <pubDate>jeu., 14 oct. 2021 14:53:25 +0200</pubDate>
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      <title>La littérature dans la toile (de Jouy) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1440</link>
      <description>Résumé : Parmi les indiennes historiées, plusieurs prennent leurs sujets dans les œuvres en vogue, dont celles des succès de l’actualité littéraire, telles les œuvres de Marmontel (Bélisaire, Les Incas), Bernardin de Saint-Pierre (Paul et Virginie), Chateaubriand (Atala), Carmouche (Le Vampire). Sont retenus dans la mise en image des moments jugés clés de ces romans, répondant à l’attente du public de l’époque dans le cadre de fonctions idéologique, mémorielle et pédagogique pour ces machines à rêver que sont les toiles de Jouy. Abstract: Among ornamented canvas, many take their subjects from popular themes, including those of literary topical successes, such as the works of Marmontel (Bélisaire, Les Incas), Bernardin de Saint-Pierre (Paul and Virginie), Chateaubriand (Atala), Carmouche (The Vampire). Moments deemed to be key from these novels are retained in the imaging, responding to the expectations of the public at the time in the context of ideological, memorial and educational functions for these dream machines that are the “toiles de Jouy”. </description>
      <pubDate>sam., 16 oct. 2021 14:08:00 +0200</pubDate>
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      <title>Jean-Yves Laurichesse, Lignes de terre. Écrire le monde rural aujourd’hui, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque des lettres modernes », 2020, 339 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1463</link>
      <pubDate>lun., 18 oct. 2021 11:06:56 +0200</pubDate>
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      <title>Sophie Lefay (dir.), Se promener au xviiie siècle. Rituels et sociabilités, Paris, Classiques Garnier, 2019, 312 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1464</link>
      <pubDate>lun., 18 oct. 2021 12:07:20 +0200</pubDate>
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      <title>Nicole C. Rudolph, At Home in Postwar France: Modern Mass Housing and the Right to Comfort, Oxford and New York, Berghahn Books, 2015, 272 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1465</link>
      <pubDate>lun., 18 oct. 2021 14:38:13 +0200</pubDate>
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      <title>Michel Brix, Du classicisme au réalisme. Une histoire de la littérature française (xviie-xxie </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1467</link>
      <pubDate>lun., 18 oct. 2021 15:23:20 +0200</pubDate>
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      <title>Céline Roussel et Soline Vennetier (dir.), Discours et représentations du handicap. Perspectives culturelles, Paris, classiques Garnier, 2019, 374 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1468</link>
      <pubDate>mar., 02 nov. 2021 14:58:13 +0100</pubDate>
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