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    <title>Auteurs : Christiane CONNAN-PINTADO</title>
    <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1382</link>
    <description>Publications de Auteurs Christiane CONNAN-PINTADO</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Être apiculteur dans le Donbass : Les Abeilles grises d’Andreï Kourkov</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1892</link>
      <description>Dans Les Abeilles grises, roman paru début février 2022 chez Liana Levi, Kourkov brosse le portrait d’un homme ordinaire, Sergueï Sergeyich, fonctionnaire handicapé à la retraite, quitté par sa femme et entièrement dévoué à ses abeilles, qui donnent sens à sa vie : pour veiller sur ses ruches, il reste dans la « zone grise », no man’s land entre armée ukrainienne et séparatistes pro-russes, où il mène une vie précaire, sans électricité, ponctuée par les bombardements. Le roman se déroule en deux grands volets, de février à août, au rythme de la guerre et de l’activité des abeilles : elles hibernent d’abord en zone grise puis, la belle saison venue, en Crimée où le protagoniste les installe chez un collègue apiculteur tatar. S’il n’est pas rare de mettre en scène une figure d’apiculteur en temps de guerre, pour souligner le contraste entre la vie de la ruche et la folie des hommes, le personnage de Sergeyich mérite attention. Candide confronté à la violence et à l’absurde, ce héros tendre et solitaire est un cœur pur qui traverse les événements sans perdre son humanité. Le roman adopte son point de vue, et fait partager ses souvenirs, ses rêves, ses interrogations et son empathie pour les plus faibles lors des péripéties, parfois tragi-comiques, qui jalonnent son parcours. Les réflexions de celui qui est le plus souvent désigné comme l’apiculteur, attestent la mise en relation récurrente des abeilles et des hommes, au profit des premières. In Les Abeilles grises (The Grey Bees), a novel published at the beginning of February 2022 by Liana Levi, Kourkov paints the portrait of an ordinary man, Sergueï Sergeyich, a disabled retired civil servant, left by his wife and entirely devoted to his bees, which give meaning to his life: to look after his hives, he stays in the &quot;grey zone&quot;, a no-man’s-land between the Ukrainian army and the pro-Russian separatists, where he leads a precarious life, without electricity, punctuated by bombardments. The novel unfolds in two main parts, from February to August, to the rhythm of the war and the activity of the bees: first they hibernate in the grey zone and then, when the summer comes, in Crimea, where the protagonist moves them in with a fellow Tatar beekeeper. While it is not unusual to depict a beekeeper in wartime, to highlight the contrast between the life of the beehive and the madness of man, the character of Sergeyich deserves attention. A simpleton confronted with violence and absurdity, this tender, solitary hero is a pure heart who gets through events without losing his humanity. The novel takes his point of view, sharing his memories, his dreams, his questions and his empathy for the weakest in the events along the way, sometimes tragicomic. The thoughts of the man who is most often referred to as the beekeeper bear witness to the recurring relationship between bees and humans, to the benefit of the former. </description>
      <pubDate>mar., 26 sept. 2023 10:59:32 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 19 oct. 2023 11:38:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Fortune de « Riquet à la Houppe » dans les réécritures contemporaines</title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1371</link>
      <description>Résumé : Pour illustrer sa présentation théorique de la sociopoétique, Alain Montandon s’appuie sur la réécriture des contes traditionnels à l’époque contemporaine. Pascale Auraix-Jonchière rappelle que nombre de contes, et bien avant que le terme ne soit en cours, présentent des personnages que l’on peut qualifier de « handicapés ». Nous proposons de nous attacher au personnage principal de « Riquet à la houppe », stigmatisé, malgré sa naissance de haut rang, par un cumul d’infirmités. Après avoir bénéficié d’un incontestable succès du xviie au xixe siècle, ce conte méconnu aujourd’hui est peu présent dans l’édition contemporaine. Nous souhaitons nous interroger sur cette rareté à partir de quelques reformulations, y compris iconographiques. Pour observer ces variations, dans lesquelles le handicap fait écho aux représentations sociales, nous étudions le trio des personnages du conte : non seulement le héros éponyme bossu, boiteux et laid, mais aussi les deux sœurs également « handicapées », l’une à la fois laide et spirituelle, comme Riquet, l’autre d’une beauté qui peine à compenser son déficit mental et intellectuel. Comment ces personnages sont-ils représentés dans la production contemporaine ? Comment leurs handicaps sont-ils socialement considérés lorsque « la tyrannie des apparences » (Amadieu, 2002) ou l’influence des courants féministes incitent à renouveler le regard sur ce conte ? Abstract: To illustrate his theoretical presentation of sociopoetics, Alain Montandon uses the rewriting of traditional tales in contemporary times. Pascale Auraix-Jonchière reminds us that many tales, and long before the term was in use, present characters that can be described as ‘disabled’. We propose to focus on the main character of ‘Riquet à la houppe’, stigmatised, despite his high-ranking birth, by an accumulation of infirmities. After having enjoyed undeniable success from the 17th to the 19th century, this little-known tale is rarely published today. We wish to examine this rarity in some reformulations, including iconographic ones. To observe these variations, in which disability echoes social representations, we will study the trio of characters in the tale: not only the eponymous hunchbacked, lame and ugly hero, but also the two sisters who are also ‘disabled’, one ugly and witty, like Riquet, the other with a beauty that struggles to compensate for her mental and intellectual deficit. How are these characters represented in contemporary production? How are their handicaps socially considered when ‘the tyranny of appearances’ (Amadieu, 2002) or the influence of feminist currents incite to renew the look on this tale? </description>
      <pubDate>jeu., 07 oct. 2021 15:15:46 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 03 nov. 2021 08:01:36 +0100</lastBuildDate>
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