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    <title>Sociopoétique de l’étape</title>
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    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=71">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 10 oct. 2022 12:28:45 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>sam., 05 nov. 2022 13:12:01 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Introduction </title>
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      <pubDate>lun., 10 oct. 2022 12:30:04 +0200</pubDate>
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      <title>Les haltes du chemin de Compostelle : géographie hagiographique et construction idéologique </title>
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      <description>Résumé : L’étude des haltes du chemin de Saint-Jacques permet de comprendre comment, pour un homme du Moyen Âge, l’espace est investi de statuts différents et complémentaires. Le concept recouvre tout à la fois, l’espace concret et matériel du cheminement, l’espace politique et institutionnel du temps et de ses princes, et l’espace symbolique des lieux ecclésiologiques qui affirment le pouvoir ici-bas de l’Église. Dans ce cadre prédéfini, s’inscrit l’histoire des sociétés avec ses cités, ses églises, ses sanctuaires, toutes liées à la construction progressive et encore balbutiante d’un état espagnol où la géographie est investie d’une fresque épique : le cinquième Livre du Codex est, certes, un guide pour les pèlerins, mais il leur montre aussi et surtout une voie où la foi est indissociable d’une lutte contre l’Infidèle à laquelle les peuples de France et d’Espagne sont invités à participer sous l’égide de l’empereur Charlemagne et suivant son modèle chevaleresque. Le livre proclame la nécessité de cette unité dans le chapelet des étapes, pertinemment choisies, qui composent le chemin et que parachève le sanctuaire de l’apôtre. Le Guide de Compostelle est aussi un lieu d’expérimentation, celle d’une écriture soucieuse de donner à voir, qu’il s’agisse des créatures humaines étranges qui peuplent les contrées traversées, des miracles des saints dont les vies exemplaires sont rappelées à la mémoire, ou encore des merveilles de l’art sacré. Abstract: The study of the stopovers on the Way of Saint James allows us to understand how, for a man of the Middle Ages, space covers different and complementary statutes. The concept covers, at the same time, the concrete and material space of the journey, the political and institutional space of time and its princes, and the symbolic space of ecclesiological places that affirm the power of the Church here below. Within this predefined framework, the history of societies is inscribed with its cities, its churches, its sanctuaries, all linked to the progressive and still nascent construction of a Spanish state where geography is invested with an epic fresco: the fifth Book of Codex is, certainly, a guide for pilgrims. But it also shows them, and above all, a way in which faith is inseparable from a struggle against the infidel in which the peoples of France and Spain are invited to participate under the aegis of the Emperor Charlemagne and in accordance with his chivalrous model. The book proclaims the need for this unity in the Rosary of the carefully chosen stages which make up the path and which are completed by the Apostle’s Sanctuary. The Guide is also a place of experimentation, that of a writing anxious to give to see, whether it is the strange human creatures that inhabit the lands crossed, the miracles of the saints whose exemplary lives are remembered, or the wonders of sacred art. </description>
      <pubDate>mer., 12 oct. 2022 15:11:00 +0200</pubDate>
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      <title>Auberges et fausses identités dans la comédie révolutionnaire (1790-1799) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1511</link>
      <description>Résumé : Dans le répertoire de la Révolution française, l’auberge est un thème à la mode. Ces pièces mettent en scène des protagonistes qui profitent de leur halte pour se travestir et changer d’identité, mettant à l’épreuve les autres personnages. Ce scénario évoque un événement qui a bouleversé les Français en 1791 et précipité la chute de la royauté : la reconnaissance par un maître de postes de Louis XVI déguisé en valet quelques heures avant son arrestation à Varennes. Le jeu des fausses identités sur les scènes révolutionnaires a pu permettre d’apprivoiser ce traumatisme. Il questionne également les valeurs et les repères d’une société en pleine mutation. Abstract: In the repertoire of the French Revolution, the inn is a fashionable theme. These plays feature protagonists who take advantage of their stopover to masquerade as another identity, thus putting the other characters to the test. This scenario evokes an event that upset the French in 1791 and precipitated the fall of royalty: the recognition by a postmaster of Louis XVI disguised as a valet a few hours before his arrest at Varennes. The game of false identities on revolutionary stages helped to overcome this trauma. It also questions the values and reference points of a society in full mutation. </description>
      <pubDate>jeu., 13 oct. 2022 18:00:14 +0200</pubDate>
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      <title>Brèves rencontres </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1535</link>
      <description>Résumé : En 1833, Chateaubriand accomplit deux voyages à Prague comme ambassadeur de la duchesse de Berry auprès de Charles X. Il voyage, de jour comme de nuit, en calèche, ce qui lui offre les mêmes plaisirs qu’une véritable navigation. L’étape, occasion de brèves rencontres, trahit les longues dérives intérieures vécues dans la calèche. Elle laisse deviner un désir de vivre devenu une douleur, puisque l’âge ne permet plus de l’assouvir. Chimères et réalité se trouvent durement confrontées pendant la rapide parenthèse à terre, au cours de laquelle Chateaubriand rêve de séduire et d’aimer. L’étape révèle alors une quête exacerbée de bonheur et de beauté, d’ordre humain et d’ordre esthétique : les tableaux de Raphaël, souvent convoqués, trouvent ainsi leur intime ancrage sur de beaux visages entrevus. Abstract: In 1833, Chateaubriand goes to Prague twice in his capacity as the Duchess of Berry’s ambassador to Charles X. He travels day and night in a carriage, and enjoys the same pleasures as if he were sailing. The stopover affords brief encounters and betray the wanderings of his inner thoughts in the carriage – his hunger for life has become painful, as age stands in the way. Chimeric reveries bluntly confront reality during the short break on solid, still ground, during which Chateaubriand still dreams of being able to seduce and to love. The stopover thus reveals a frantic quest, both ethical and aesthetical, for happiness and beauty: frequent allusions to Raphaël are pinned onto unknown beautiful faces he barely caught a glimpse of. </description>
      <pubDate>ven., 14 oct. 2022 10:19:43 +0200</pubDate>
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      <title>Le refuge alpin, écrin de l’hospitalité alternative </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1547</link>
      <description>Résumé : Les récits d’Enrico Camanni, Paolo Cognetti et Carlo Budel mettent en scène tout un cheminement dans les Alpes occidentales et les Dolomites qui va de pair avec une pérégrination intérieure. Le refuge matérialise une étape existentielle en faisant office d’écrin propitiatoire, mais son contenu reste d’autant plus magique qu’il est labile, qu’il révèle un désir d’absolu, un ailleurs intemporel alternatif aux contraintes inexorables de l’existence. Le refuge alpin s’inscrit en somme dans une concaténation mémorielle d’hommes désireux d’offrir l’hospitalité tout en maintenant un rapport harmonieux avec la nature. Abstract: Enrico Camanni’s, Paolo Cognetti’s and Carlo Budel’s novels depict a whole journey in the Western Alps and the Dolomites that goes hand in hand with an inner wandering. The refuge materializes an existential stage by acting as a propitiatory setting, but its content remains all the more magical as it is labile, that it reveals a will for the absolute, a timeless alternative elsewhere to the inexorable constraints of existence. In short, the Alpine refuge is part of a memorial interlacing of men wishing to offer hospitality while maintaining a harmonious relationship with nature. </description>
      <pubDate>ven., 14 oct. 2022 14:50:00 +0200</pubDate>
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      <title>Une sociopoétique des stations-service </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1567</link>
      <description>Résumé : Cet article propose une lecture sociopoétique des stations-service à partir d’un corpus de représentations culturelles américaines et françaises. Une analyse d’œuvres littéraires (de Cormac Mc Carthy, de Shirley Ann Grau et d’Alexandre Labruffe) et graphiques (des œuvres d’Edward Hopper, Walker Evans et Ed Ruscha) fait émerger la complexité de ces relais modernes. Non-lieu à priori banal en surface, la station-service apparaît, malgré tout, comme un espace de vitalité. Elle est au service de notre imaginaire, un lieu des possibles : temple de la modernité triomphante, zone de transit, scène de théâtre, entrepôt de nos fantasmes de prendre le large et de nos mauvais rêves de fin du monde. Abstract: This article proposes a sociopoetic reading of gas stations based on a corpus of American and French cultural representations. An analysis of literary works (by Cormac McCarthy, Shirley Ann Grau and Alexandre Labruffe) and artworks (by Edward Hopper, Walker Evans and Ed Ruscha) reveals the complexity of these modern stopping points.  What could be considered initially as a perfectly ordinary &quot;non-place&quot;, the gas station emerges, as it turns out, as a space of vitality. It feeds our imagination. It is a place of different possibilities: temple of triumphant modernity, transit zone, theater, site of our fantasies of adventure and of our of the end-of-world catastrophes. </description>
      <pubDate>ven., 14 oct. 2022 19:06:58 +0200</pubDate>
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      <title>Ce que la reproductibilité fait à la fiction. Imaginaires du diner, modernité industrielle </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1577</link>
      <description>Résumé : Devenu l’emblème de l’Amérique post-industrielle en proie au consumérisme de masse, le diner, emprunt à l’anglais parfois traduit par « relais routier » ou « restaurant », est un espace omniprésent dans les fictions littéraires et cinématographiques américaines du xxe siècle. Si des études d’histoire ou d’architecture font déjà état des multiples enjeux associés à cet espace, ses fonctions dans le roman et le cinéma à partir des années 1940 restent à étudier. Les « scènes de diner » constituent pourtant des étapes révélatrices pour l’univers fictionnel, tributaires de la construction d’un sujet moderne désorienté. Fondée sur le redoublement et la répétition des mêmes objets et aménagements, la reproductibilité inhérente au diner américain est à l’origine d’un nouveau rapport à l’espace, propice au déploiement de l’intériorité du sujet. Abstract: The diner has become the epitome of post-industrial America in the grip of mass consumerism and is an omnipresent space in twentieth-century American literary and cinematographic fiction, sometimes translated as &quot;roadhouse&quot; or &quot;restaurant&quot;. While studies of History and Architecture have already revealed the many issues associated with this space, its functions in novels and films from the 1940s onwards remain to be studied. However, the diner scenes constitute revealing stages for the fictional universe, dependent on the construction of a disoriented modern subject. Based on the duplication and repetition of the same objects and fittings, the reproducibility inherent in the American diner is at the origin of a new relationship to space, conducive to the deployment of the subject’s interiority. </description>
      <pubDate>lun., 17 oct. 2022 12:30:54 +0200</pubDate>
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      <title>Passagers en transit (Escales aéroportuaires) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1587</link>
      <description>Résumés : Les représentations de la réalité aéroportuaire trouvent dans la littérature et le cinéma un moyen d’exprimer le séjour transitoire involontaire dans l’espace hypermoderne et marchand vécu par des personnages déracinés et solitaires dans la surprise de ruptures et de rencontres. Cinq films (Up in the Air, Le Terminal, Tombés du ciel, Décalage horaire et Stand-by) servent d’exemples à l’analyse des remises en question provoquées par le séjour provisoire. Abstract : The representations of the airport reality find in literature and cinema a way to express the involuntary transitory stay in the hypermodern and commercial space experienced by uprooted and lonely characters in the surprise of ruptures and encounters. Five films (Up in the Air, Le Terminal, Tombés du ciel, Décalage horaire and Stand-by) serve as examples for the analysis of the challenges caused by the temporary stay. </description>
      <pubDate>lun., 17 oct. 2022 16:24:33 +0200</pubDate>
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      <title>Étape indésirée et hébergement contraint. Écritures médiatiques et littéraires du voyage en période de pandémie (2020-2021) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1604</link>
      <description>Résumé : Cet article examine les représentations d’étapes indésirées et les récits d’hébergement contraint qui viennent interrompre le voyage pris dans les conséquences de la pandémie de COVID-19 et des confinements qu’elle a provoqués en 2020. Il constate la réapparition d’un imaginaire du Lazaret, en contraste complet avec les représentations devenues habituelles de la fluidité mondiale des voyages et du tourisme de masse, à travers plusieurs corpus aussi bien médiatiques que littéraires, par exemple dans les récits d’Arnauld Miguet, Bing Chen ou Alexandre Labruffe. Cet imaginaire aboutit dans certains récits à la mise en scène de situations apparemment dystopiques mais non fictionnelles. Abstract: This paper examines representations of unwanted stops and narratives of forced accommodation that interrupt the journey caught up in the aftermath of the COVID-19 pandemic and the confinements it caused in 2020. He notes the reappearance of an imaginary of the Lazaretto, in complete contrast with the representations that have become usual of the global fluidity of travel and mass tourism, through several bodies of media as well as literature, for example in the narratives of Arnauld Miguet, Bing Chen or Alexandre Labruffe. This imaginary leads in some stories to the staging of apparently dystopian but non-fictional situations. </description>
      <pubDate>mar., 18 oct. 2022 11:56:49 +0200</pubDate>
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      <title>« L’éternité du matin fait halte sur toi ». Étapes et locus romani </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1616</link>
      <description>Résumé : L’article « “L’éternité du matin fait halte sur toi”. Étapes et locus romani » interroge la sociopoétique de l’étape sous trois points de vue : le voyage, la halte et leur unité. Le corpus se compose des œuvres des deux écrivaines Sintizza Philomena Franz et Romnia Ceija Stojka. Si le voyage sert de mouvement moteur à un art de vivre transporté, le lieu de repos dans la littérature représente une halte idéale, le locus romani, espace verdoyant situé à portée d’une forêt et à proximité d’une eau courante. S’ajoute l’importance de la maison mobile stationnée dans la topographie naturelle pour la production de l’espace romani. La roulotte a fait époque. Elle représente néanmoins un jalon de référence majeure pour l’identité romani construite à travers elle : un vrai patrimoine rom, sous-évalué pour l’instant. Abstract: The article « “Eternity of morning halts on you”. Stages and locus romani » focusses on the sociopoetics of stages in life of romanis, the way travelling and halts are represented in the literary and pictural works of Sintizza Philomena Franz and Romnia Ceija Stojka. If voyaging leads to a mental transport, resourcing relies on a characteristic place. Un ideal halt, the locus romani, is defined by the natural elements of wood, grass and running water in synergy with the presence of verdines (gypsy caravans). The verdines combine mobility and halt and thus play an eminent role in romani life. Despite their unchallenged role for romani identity, the mobile habitats are nowadays representing a vulnerable cultural heritage. </description>
      <pubDate>mer., 19 oct. 2022 12:12:37 +0200</pubDate>
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      <title>Maisons nomades. Découvrir l’ailleurs en restant chez soi </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1631</link>
      <description>Résumé : Le camping-car fait aujourd’hui partie de notre univers. Il est également devenu un objet culturel, mis en mots et en images par des cinéastes, photographes, écrivains ou historiens qui ont interrogé les potentialités de cette maison nomade, avatar contemporain de la roulotte qui, en son temps, alimenta les imaginaires. L’étape, essentielle dans un voyage de ce type, fondé sur la pratique paradoxale d’une villégiature mobile, est un moment privilégié. Elle dit figurément le voyageur, les rapports sociaux qu’il noue avec autrui ou encore les manières d’habiter l’espace propres à chacun. Abstract: The motor home is now part of our universe. It has also become a cultural object, put into words and images by filmmakers, photographers, writers and historians who have questioned the potential of this nomadic house, a contemporary avatar of the caravan which, in its time, fed the imagination. The stopover, essential in a journey of this type, based on the paradoxical practice of a mobile holiday, is a privileged moment. It figuratively expresses the traveller, the social relationships he forms with others and the ways of inhabiting space that are specific to each person. </description>
      <pubDate>mer., 19 oct. 2022 16:01:44 +0200</pubDate>
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      <title>Habiter la frontière marine/maritime : franchissement et affranchissement  </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1646</link>
      <description>Résumé : À partir d’un corpus de la migration clandestine qui met en scène le franchissement de la mer comme étape incontournable de cette mobilité, est questionné l’habiter en mer lorsque cette dernière est érigée en frontière fermée et interdite. Le topos actualisé de la traversée maritime donne une représentation tragique de cette étape majeure voire ultime de la mobilité contemporaine. S’il souligne la vulnérabilité de l’homme dans la mondialisation, il dévoile aussi comment se construit un nouveau rapport à soi et à l’autre. L’altérité en soi, sous les aspérités de l’être de surface, révèle une autre façon de concevoir l’identité. La traversée de la mer interdite, « nomad land » plutôt que « no man’s land », devient une métaphore de « l’esprit migrateur » dans les textes de Kébir Ammi, Stéphane Coste, Louis-Philippe Dalembert, Assya Djoulaït et Émile Ollivier. Abstract: From a corpus of clandestine migration that stages the crossing of the sea, we review the living at sea when it is erected as a closed border. The updated topos of the sea crossing underlines the vulnerability of man in contemporary globalization but also reveals how a new relationship to oneself and to the other is constructed. The otherness in itself reveals, under the asperities of the being, another way of conceiving the identity. The crossing of the forbidden sea, &quot;nomad land&quot; rather than no man’s land, becomes a metaphor for the &quot;migratory spirit&quot;. </description>
      <pubDate>ven., 21 oct. 2022 18:49:28 +0200</pubDate>
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      <title>Habiter dehors : sociopoétique du campement de réfugié·e·s </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1656</link>
      <description>Les lieux de séjour des personnes migrantes révèlent aux sociétés contemporaines l’expérience la plus extrême du dénuement : celle d’un « habiter dehors ». Le campement de réfugié·e·s est un lieu d’étape singulier, dont rend compte la « littérature-refuge ». Cette littérature collecte les voix des protagonistes de l’exil et de l’accueil et interroge ce que réfugier signifie. Ses formes sont multiples : anthologies, collectifs, essais poétiques, discours, fiction, théâtre, performance, et s’approchent d’une littérature d’intervention. À partir d’une réflexion poétique, elle s’intéresse à différentes possibilités d’habiter le monde, d’habiter le mouvement, à travers les œuvres de nombreux écrivains et écrivaines contemporains : Arno Bertina, Patrick Chamoiseau, Marie Cosnay, Bruno Doucey, Marielle Macé, Hala Mohammad, Stephen Ngatcheu, Florence Pazzottu, Olivia Rosenthal, Jean-Pierre Siméon… The places where migrants live reveal to contemporary societies the most extreme experience of destitution: the feeling of “living outside”. The refugees’ encampment is a singular place of stopover, addressed by the “refuge-literature”. This literature collects the voices of the exile protagonists and questions what taking/seeking refuge means. Its forms are multiple: anthologies, collectives, poetic essays, speeches, fiction, theater, performance. They get close to intervention literature. Based on a poetic thinking, this literature is interested in different possibilities of inhabiting the world, of inhabiting movement, through the works of many contemporary writers: Arno Bertina, Patrick Chamoiseau, Marie Cosnay, Bruno Doucey, Marielle Macé, Hala Mohammad, Stephen Ngatcheu, Florence Pazzottu, Olivia Rosenthal, Jean-Pierre Siméon… </description>
      <pubDate>mar., 25 oct. 2022 12:37:31 +0200</pubDate>
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      <title>Étapes intérieures </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1708</link>
      <pubDate>mer., 26 oct. 2022 14:47:03 +0200</pubDate>
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      <title>Entretien avec Maryvonne Arnaud </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1711</link>
      <pubDate>mer., 26 oct. 2022 16:00:11 +0200</pubDate>
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      <title>Métaphore obsédante du sable et principe d’individuation sociale dans L’Obéissance de Suzanne Jacob </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1713</link>
      <description>Résumé : Si le motif du sable convoque habituellement des images relatives à la « société des loisirs », comme aime à la nommer Suzanne Jacob, il figure dans L’Obéissance l’immobilisme de la société moderne. Enlisé dans la masse silencieuse et indivisible, l’individu se ferme à l’altérité et refuse de voir les tragédies singulières qui prennent place sur le pas de sa porte. La métaphore de l’ensablement vient alors signifier l’absence d’action civique, le repli sur soi et la fermeture au monde. En revanche, lorsqu’un grain de sable parvient à s’extraire de la masse, il est à lui seul capable de gripper la machine sociale et de rompre son ronronnement quotidien. L’écrivain est ce grain de sable par lequel le regard se dessille et le silence se rompt. En convoquant la métaphore obsédante du sable, Suzanne Jacob pousse le lecteur à changer son regard sur la communauté et à prendre la mesure de la nécessité d’un engagement citoyen. Abstract: If the motif of the sand usually evokes images relating to the “society of leisure”, as Suzanne Jacob likes to call it, it figures in L’Obéissance the immobility of modern society. Stuck in the silent and indivisible mass, the individual closes himself to otherness and refuses to see the singular dramas that unfold at his doorstep. The metaphor of siltation then comes to signify the absence of civic action, withdrawal into oneself and closure to the world. On the other hand, when a grain of sand manages to extract itself from the mass, it is on its own capable of seizing the social machine and breaking its daily hum. The writer is this grain of sand through which the gaze opens and silence is broken. By summoning the haunting metaphor of sand, Suzanne Jacob invites the reader to change their outlook on the community and to take stock of the need for civic engagement. </description>
      <pubDate>mer., 26 oct. 2022 18:05:16 +0200</pubDate>
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      <title>Le saphisme au xixe siècle : une vision d’homme conforme aux représentations sociales de son époque </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1723</link>
      <description>Résumé : Au xixe siècle le terme de « lesbianisme » apparaît en remplacement de celui de « saphisme ». Les amours féminines interrogent plus généralement sur la place de la femme au sein de la société. En effet les écrivains de cette époque vont mettre en scène des amours saphiques conformes à la place et à la perception des femmes prônées par la gent masculine. Ainsi les œuvres qui seront convoquées traduisent, comme nous le verrons, une vision andro et hétérocentrée de la société. La lesbienne sent le soufre et permet ainsi aux auteurs de jouer avec cette figure qui heurte la société bien-pensante de l’époque. Nous interrogerons sur ce point différentes œuvres du siècle afin de proposer un panel représentatif : La Fille aux yeux d’or de Balzac, Les Fleurs du mal de Baudelaire, Le Comte de Monte-Cristo, Regina de Lamartine, Mademoiselle de Maupin de Théophile Gautier. Nous verrons que la lesbienne est une figure de la marge, associée à l’Enfer, puissamment génératrice de fantasmes masculins mais qu’elle représente aussi une affirmation de la liberté de la femme et une véritable esthétisation, en particulier chez Baudelaire. La lesbienne n’échappe pas aux stéréotypes et nous les retrouverons, pour la plupart, dans les œuvres citées. Figue honnie ou bannie, elle se révèle pourtant la meilleure ambassadrice des femmes qui luttent contre le joug d’une société dominée par les hommes. Abstract: In the 19th century the term “lesbianism” appeared to replace that of “sapphism”. Feminine love more generally raises questions about the place of women in society. In fact, the writers of this time would stage Sapphic love affairs in accordance with the place and perception of women advocated by the male sex. Thus the literary works that will be convened translate, as we will see, an andro and heterocentric vision of society. The Lesbian smells of sulfur and thus allows the authors to play with this figure which offends the puritan society of the time. We will question, on that topic, different works of the century in order to offer a representative panel: La Fille aux yeux d’or by Balzac , Les Fleurs du Mal by Baudelaire , Le Comte de Monte-Cristo de Dumas, Regina by Lamartine, Mademoiselle de Maupin by Théophile Gautier. We will see that the lesbian woman is a marginal figure, associated with Hell, powerfully generating male fantasies but that she also represents an affirmation of the freedom of women and a real aestheticisation, in particular in Baudelaire’s work. The lesbian is no exception to stereotypes and we will find most of them in the works cited. Hated or banished figure, she nevertheless proves to be the best ambassador of women fighting against the yoke of a society dominated by men. </description>
      <pubDate>jeu., 27 oct. 2022 17:23:01 +0200</pubDate>
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      <title>Habiter l’ailleurs </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1732</link>
      <description>Résumé : Être habité par l’ailleurs, c’est aller vers l’inconnu, hors des sentiers battus. C’est vivre à l’orée du monde un cheminement géographique et spirituel. Alexandra David-Neel et Sylvain Tesson nous font part de leurs expériences à travers « le pays des neiges », dans l’abnégation et le dépassement de soi. Abstract:To be inhabited by the elsewhere, is to go towards the unknown, off the beaten track. It is to live on the edge of the world a geographical and spiritual journey. Alexandra David-Neel and Sylvain Tesson share with us their experiences through the “land of snow”, in self-denial and surpassing oneself. </description>
      <pubDate>ven., 28 oct. 2022 14:46:22 +0200</pubDate>
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      <title>Anouchka Vasak, 1797, Pour une Histoire météore, Paris, Éditions Anamosa, 2022, 429 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1743</link>
      <pubDate>ven., 28 oct. 2022 15:44:04 +0200</pubDate>
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      <title>Anne Simon, Une Bête entre les lignes. Essai de zoopoétique, Marseille, Wildproject, coll. « Tête nue », 2021, 400 p. </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1744</link>
      <pubDate>ven., 28 oct. 2022 18:15:49 +0200</pubDate>
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      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1745</link>
      <pubDate>ven., 04 nov. 2022 15:50:30 +0100</pubDate>
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