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    <title>Sociopoétique de l'apiculteur</title>
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    <category domain="http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=71">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 13 sept. 2023 16:30:17 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 06 nov. 2023 09:37:20 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Figures de l’apiculteur dans la littérature et le cinéma </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1828</link>
      <pubDate>mer., 13 sept. 2023 16:50:20 +0200</pubDate>
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      <title>Existe-t-il une sagesse de l’apiculteur ? </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1831</link>
      <description>Il existe depuis Virgile une tradition poétique et littéraire prêtant à l’apiculteur une certaine forme de sagesse épicurienne, celle qui associe à un retrait du monde et à une existence frugale dans un cadre champêtre une forme d’équilibre ataraxique et de bonheur paisible. Or, au cours des dernières décennies, l’évocation de cette sagesse associée à l’élevage des abeilles a trouvé un nouveau souffle littéraire sous la plume des auteurs contemporains, qui ont multiplié les figures d’apiculteurs philosophes dans leurs productions romanesques, et ont le plus souvent eu tendance à voir en eux des modèles de sagesse, le plus souvent en rupture avec la modernité et ses valeurs. L’article propose donc un parcours à l’intérieur de ce massif de textes pour proposer tout à la fois un balisage de ces productions et une tentative de cerner ce que pourrait être une sagesse de l’apiculteur. Since Virgil, there has been a discrete but constant association of beekeeping with some sort of epicurean wisdom. Living a frugal live in the quietness of Nature, far from the urban whirl of agitation, the beekeeper was supposed to experience the happiness of the philosopher detached from the world. This old vision, as illusory as it might be, seems to have encountered a new popularity in the contemporary novel. Many current writers tend indeed to depict beekeepers characters in their fictions as philosophing misfits, good-hearted wise men or anti-modernity fighters. This article tries to make an inventory of all these textual appearances and to define what could possibly be a beekeeper’s wisdom. </description>
      <pubDate>mer., 13 sept. 2023 17:01:48 +0200</pubDate>
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      <title>L’Apiculteur entre représentation sociale et fonction symbolique dans deux romans contemporains : Henri Vincenot, Le Maître des abeilles (1989) et Maxence Fermine, L’Apiculteur (2002) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1833</link>
      <description>Deux romans contemporains centrés sur la figure de l’apiculteur, Le Maître des abeilles d’Henri Vincenot et L’Apiculteur de Maxence Fermine, proposent une réappropriation singulière des représentations sociales afférentes à ce personnage. Il s’agit de voir comment le roman procède par greffes, à partir de ces images collectives (conformes ou non à la réalité empirique de ce métier), pour se construire comme univers littéraire. Les représentations (voire les stéréotypes) de l’aventurier par exemple, mais aussi celles de l’officiant religieux réorientent la lecture en fonction des options poétiques des deux auteurs. Two contemporary novels dealing with the beekeeper’s social type, Le Maître des abeilles by Henri Vincenot and Maxence Fermine’s L’Apiculteur, reshape the social representations which are linked with this character in an original way. We shall show how each novel proceeds to join external images to the collective ideas we commonly build to figure out the beekeeper’s tasks (either congruent or not with the reality of this job) in order to create a new literary universe. The representations (or even stereotypes) of the adventurer, for instance, or of the religious officiant give a new sense to the reading according to the poetical choice of the two writers. </description>
      <pubDate>mer., 13 sept. 2023 17:27:00 +0200</pubDate>
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      <title>Guide spirituel ou voleur de miel ? La figure de l’apiculteur dans la pensée occidentale </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1842</link>
      <description>L’abeille n’est pas un animal comme les autres. Restée sauvage même lorsqu’elle a pu sembler domestiquée en acceptant d’être logée par l’homme, elle semble avoir naturellement l’apparence des cultures les plus élaborées, que ce soit dans l’organisation spontanée de la ruche évoquant des sociétés humaines sophistiquées, ou dans la perfection géométrique des cellules hexagonales des rayons manifestant d’étonnants talents d’architecte. De plus les deux produits principaux élaborés dans la ruche ne sont pas non plus comme les autres. Le miel et la cire, naturellement indemnes de tout processus de putréfaction sans avoir à subir la moindre transformation, sont apparus, non seulement comme reliant la nature et la culture, mais aussi, comme des symboles d’immortalité. L’abeille, qui déjà par son mode de vie unifiait le végétal et l’animal, estompe les limites entre l’animal et l’humain, tout en reliant celui-ci à une forme « d’au-delà ». Ces particularités de l’abeille sont à la base d’une production symbolique considérable qui ne pouvait qu’imprégner celui qui profitait et prenait soin d’elle, dimension symbolique qui devrait permettre d’approfondir et de dépasser une première dualité entre deux images de l’apiculteur, celle du prédateur cupide et destructeur de la nature ou celle du soigneur, éleveur et protecteur. L’abeille étant au cœur des grandes questions existentielles, l’apiculteur a pu être perçu non seulement comme un producteur de miel ou de cire, mais comme un passeur, comme celui qui, initié par ses butineuses, pouvait transmettre aux autres hommes une compréhension des mystères du monde, comme le passage du chaos à l’harmonie du cosmos, de la nature à la culture, le lien entre les hommes et le divin, entre la terre et le ciel. Un des premiers mythes consacrés aux abeilles met en scène cette double fonction de l’apiculteur, productive et symbolique ; il s’agit de l’histoire d’Aristée et de la disparition des abeilles telle que racontée par Virgile dans la IVe Géorgique. On y voit le héros Aristée, initiateur de l’apiculture, devant résoudre (déjà) la première disparition des abeilles, causée par sa confrontation au couple fusionnel que constituent Orphée le poète et la nymphe Eurydice. Ce mythe permet de dépasser la simple opposition entre un « gentil », le protecteur des abeilles, et un « mauvais », le prédateur cupide, l’apiculteur idéal étant celui qui parvient à réconcilier l’abeille productive et l’abeille symbolique, le travail et la poésie, Aristée et Orphée. The bee is not an animal like any other.Remaining wild even when it may have seemed domesticated by accepting to be housed by man, it seems to naturally have the appearance of the most elaborate cultures, whether in the spontaneous organization of the hive evoking sophisticated human societies, or in the geometric perfection of the hexagonal cells of the rays displaying astonishing architectural talents. Furthermore, the two main products produced in the hive are not like the others either. Honey and wax, naturally free from any process of putrefaction without having to undergo the slightest transformation, appeared not only as linking nature and culture, but also as symbols of immortality. The bee, which already through its way of life unified the plant and the animal, blurs the limits between the animal and the human, while linking the latter to a form of “beyond”.These particularities of the bee are the basis of a considerable symbolic production which could only permeate those who benefited from it and took care of it, a symbolic dimension which should make it possible to deepen and go beyond a first duality between two images of the beekeeper, that of the greedy predator and destroyer of nature or that of the carer, breeder and protector. The bee being at the heart of the great existential questions, the beekeeper could be perceived not only as a producer of honey or wax, but as a passer, as one who, initiated by his foragers, could transmit to other humans an understanding of the mysteries of the world, such as the transition from chaos to the harmony of the cosmos, from nature to culture, the link between humans and the divine, between the earth and the sky.One of the first myths dedicated to bees depicts this dual function of the beekeeper, productive and symbolic; it is the story of Aristaeus and the disappearance of the bees as told by Virgil in the IVth Georgic. We see the hero Aristaeus, initiator of beekeeping, having to resolve (already) the first disappearance of bees, caused by his confrontation with the fusional couple that constitutes Orpheus the poet and the nymph Eurydice. This myth allows us to go beyond the simple opposition between a &quot;good person&quot;, the protector of bees, and a &quot;bad person&quot;, the greedy predator, the ideal beekeeper being the one who manages to reconcile the productive bee and the symbolic bee, work and poetry, Aristaeus and Orpheus. </description>
      <pubDate>mer., 13 sept. 2023 17:36:05 +0200</pubDate>
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      <title>L’apiculteur sans visage : Entomologie moralisée et poétique du minuscule chez Pieter Bruegel l’Ancien </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1846</link>
      <description>Dans la seconde moitié du xvie siècle, au moment où apparaissent les premiers ouvrages naturalistes exclusivement consacrés aux abeilles, se multiplient d’étonnantes figurations de ruches ou d’essaims, qui renouvellent considérablement l’imaginaire de l’apiculture – cette pratique mi-agricole, mi-spirituelle. Un dessin à la plume de Bruegel l’Ancien, généralement daté de 1568, retient tout particulièrement l’attention : il figure trois apiculteurs à l’ouvrage, dont l’absence de visage est énigmatique. Auparavant, entre 1556 et 1568, le peintre flamand avait manifesté son intérêt pour le motif apicole : en particulier ses diverses représentations de la tour de Babel, dont nous examinerons sa gigantesque structure alvéolaire. Elle s’inscrit, semble-t-il, dans la tradition qui établissait un rapport entre miel et langage. En fin de parcours, à titre d’hypothèse, on présentera le peintre en apiculteur : ne joue-t-il pas ce rôle, voire celui d’un entomologiste, lorsqu’il représente avec une extrême précision les mœurs des insectes humains ?  In the second half of the 16th century, when the first naturalist works devoted exclusively to bees appeared, there was a proliferation of astonishing depictions of hives and swarms, which considerably renewed the imaginary world of beekeeping – a practice that was half-agricultural, half-spiritual. A pen-and-ink drawing by Bruegel the Elder, generally dated 1568, is particularly striking: it shows three beekeepers at work, whose facelessness is enigmatic. Earlier, between 1556 and 1568, the Flemish painter had shown an interest in the beekeeping motif: in particular his various representations of the Tower of Babel, whose gigantic honeycomb structure we shall examine. It seems to be part of a tradition that established a link between honey and language. At the end of the tour, as a hypothesis, we will present the painter as a beekeeper: does he not play this role, or even that of an entomologist, when he depicts with extreme precision the habits of human insects? </description>
      <pubDate>jeu., 14 sept. 2023 16:13:10 +0200</pubDate>
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      <title>L’apiculteur princeps de la littérature occidentale : Aristée entre poésie, politique et philosophie (Virgile, Géorgiques, IV, 281-558) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1856</link>
      <description>L’épisode de l’apiculteur Aristée dans le livre IV des Géorgiques de Virgile est la manifestation la plus éclatante de la complexité générique de cette œuvre hors normes. Le récit de l’histoire d’Aristée constitue une enclave dans le poème, tout en lui étant organiquement lié et en participant pleinement de l’unité de l’objet littéraire novateur, fruit d’une greffe inédite, que sont les Géorgiques. Il approfondit cette greffe en étendant jusqu’au sublime une veine lyrique qui vient culminer avec l’histoire enchâssée d’Orphée et d’Eurydice et s’hybrider de manière fusionnelle avec le vers épique, le socle didactique ou encore les antécédents bucoliques de l’œuvre. À travers l’aventure d’Aristée, apiculteur princeps de la littérature occidentale, c’est tout l’idéal poétique, mais aussi politique et philosophique de Virgile qui se définit. The episode of the beekeeper Aristaeus in Book IV of Virgil’s Georgics is the most striking manifestation of the generic complexity of this extraordinary work. The story of Aristaeus forms an enclave within the poem, yet is organically linked to it and plays a full part in the unity of the innovative literary object that is the Georgics. He deepens this graft by extending to the sublime a lyrical vein which culminates in the embedded story of Orpheus and Eurydice, and hybridizes in a fusion with epic verse, the didactic foundation and the bucolic antecedents of the work. Through the adventure of Aristaeus, the princeps beekeeper of Western literature, Virgil’s entire poetic, political and philosophical ideal is defined. </description>
      <pubDate>jeu., 14 sept. 2023 16:41:27 +0200</pubDate>
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      <title>Abeilles en série, crime au rucher… </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1858</link>
      <description>À travers les aventures sentimentalo-criminelles d’Audrey Astier l’apicultrice, l’héroïne de Valérie Valeix, on découvre comment une « FSP » (fiction à support professionnel) parvient à prendre en compte le peuple du miel. Pourtant les abeilles, ou leurs cousines plus agressives les guêpes, peuvent être les vectrices de véritables scènes d’horreur lorsqu’elles sont utilisées en masse comme prédatrices ou comme armes de destruction massive ; c’est leur versant sombre, qui en fait à la fois des amies personnelles et des victimes impuissantes de la folie mercantile des Hommes. Reste le constant parallèle entre le destin du rucher, menacé, indispensable et vaillant, et notre propre monde, vulnérable, en proie à nos pulsions autodestructrices, même si précieux et essentiel : apis servat homines ! Through the sentimental-criminal adventures of Audrey Astier the beekeeper, Valérie Valeix’s heroine, we discover how an ‘FSP’ (fiction with professional support) manages to take into account the honey people. However, bees, or their more aggressive cousins, wasps, can be the vectors of real horror scenes when they are used as predators or as weapons of mass destruction; it is their dark side, which makes them both personal friends and helpless victims of the mercantile madness of Men. There remains the constant parallel between the destiny of the apiary, threatened, indispensable and valiant, and our own world, vulnerable, prey to our self-destructive impulses, even if precious and essential: apis servat homines! </description>
      <pubDate>ven., 15 sept. 2023 11:10:16 +0200</pubDate>
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      <title>L’apiculteur et la guerre </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1884</link>
      <description>Dans cet article, l’auteur examine les apiculteurs en temps de guerre dans les romans de Norbert Scheuer, Christy Lefteri et de Yamen Manaï. Personnage complexe, figure solitaire et marginale, l’apiculteur oppose à la cruauté et la haine des hommes, qu’il s’agisse de la folie destructrice des nazis ou du terrorisme hypocrite des frères musulmans la résilience de l’apiculteur auquel les abeilles donnent un sentiment de sécurité et de sérénité. Ainsi le portrait tendre et poétique de l’apiculteur sert une allégorie politique et une leçon de tolérance. In this article the author examines beekeepers in times of war in the novels of Norbert Scheuer, Christy Lefteri and Yamen Manaï. A complex character, a solitary and marginal figure, the beekeeper contrasts the cruelty and hatred of mankind, whether it be the destructive madness of the Nazis or the hypocritical terrorism of the Muslim brothers, with the resilience of the beekeeper to whom the bees give security and serenity. Thus the tender and poetic portrait of the beekeeper serves as a political allegory and a lesson in tolerance. </description>
      <pubDate>ven., 22 sept. 2023 11:11:02 +0200</pubDate>
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      <title>Être apiculteur dans le Donbass : Les Abeilles grises d’Andreï Kourkov </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1892</link>
      <description>Dans Les Abeilles grises, roman paru début février 2022 chez Liana Levi, Kourkov brosse le portrait d’un homme ordinaire, Sergueï Sergeyich, fonctionnaire handicapé à la retraite, quitté par sa femme et entièrement dévoué à ses abeilles, qui donnent sens à sa vie : pour veiller sur ses ruches, il reste dans la « zone grise », no man’s land entre armée ukrainienne et séparatistes pro-russes, où il mène une vie précaire, sans électricité, ponctuée par les bombardements. Le roman se déroule en deux grands volets, de février à août, au rythme de la guerre et de l’activité des abeilles : elles hibernent d’abord en zone grise puis, la belle saison venue, en Crimée où le protagoniste les installe chez un collègue apiculteur tatar. S’il n’est pas rare de mettre en scène une figure d’apiculteur en temps de guerre, pour souligner le contraste entre la vie de la ruche et la folie des hommes, le personnage de Sergeyich mérite attention. Candide confronté à la violence et à l’absurde, ce héros tendre et solitaire est un cœur pur qui traverse les événements sans perdre son humanité. Le roman adopte son point de vue, et fait partager ses souvenirs, ses rêves, ses interrogations et son empathie pour les plus faibles lors des péripéties, parfois tragi-comiques, qui jalonnent son parcours. Les réflexions de celui qui est le plus souvent désigné comme l’apiculteur, attestent la mise en relation récurrente des abeilles et des hommes, au profit des premières. In Les Abeilles grises (The Grey Bees), a novel published at the beginning of February 2022 by Liana Levi, Kourkov paints the portrait of an ordinary man, Sergueï Sergeyich, a disabled retired civil servant, left by his wife and entirely devoted to his bees, which give meaning to his life: to look after his hives, he stays in the &quot;grey zone&quot;, a no-man’s-land between the Ukrainian army and the pro-Russian separatists, where he leads a precarious life, without electricity, punctuated by bombardments. The novel unfolds in two main parts, from February to August, to the rhythm of the war and the activity of the bees: first they hibernate in the grey zone and then, when the summer comes, in Crimea, where the protagonist moves them in with a fellow Tatar beekeeper. While it is not unusual to depict a beekeeper in wartime, to highlight the contrast between the life of the beehive and the madness of man, the character of Sergeyich deserves attention. A simpleton confronted with violence and absurdity, this tender, solitary hero is a pure heart who gets through events without losing his humanity. The novel takes his point of view, sharing his memories, his dreams, his questions and his empathy for the weakest in the events along the way, sometimes tragicomic. The thoughts of the man who is most often referred to as the beekeeper bear witness to the recurring relationship between bees and humans, to the benefit of the former. </description>
      <pubDate>mar., 26 sept. 2023 10:59:32 +0200</pubDate>
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      <title>La représentation symbolique de l’apiculteur et de la ruche dans L’Esprit de la ruche (Víctor Erice, 1973) </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1918</link>
      <description>L’Esprit de la ruche est un film espagnol réalisé en 1973 par Víctor Erice. Le long-métrage traite de l’enfance d’Ana durant l’après-guerre civile en Espagne. Après avoir vu Frankenstein (James Whale, 1931) avec sa sœur Isabel et les habitants de son village, Ana souhaite réaliser un voyage initiatique afin de découvrir le monde qui l’entoure. Elle désire trouver des réponses à ses questions sur le passé et le présent ainsi que sur la vie et la mort. Fernando et Teresa sont les parents d’Ana. Absents et solitaires, ils tentent de survivre dans la société franquiste, en vivant renfermés avec leurs problèmes, leurs nostalgies et leurs frustrations. Le père, Fernando, est un apiculteur qui consacre l’ensemble de ses journées à l’élevage des abeilles tandis que la mère est absorbée par ses rêveries d’un temps passé en écrivant des lettres à un amant disparu depuis la guerre civile. Cet article s’intéresse à la figure de la ruche et de l’apiculteur dans le cinéma, à travers l’exemple du long-métrage espagnol L’Esprit de la ruche (El Espíritu de la colmena) de Víctor Erice (1973). Le cinéaste décrit la ruche et l’apiculteur par le biais de leurs caractéristiques entre métaphores et symboles implicites ainsi que par leurs réalités plurielles et contradictoires. Il s’agira ainsi d’étudier la représentation symbolique et poétique de la ruche et de l’apiculteur dans un cadre et contexte historique précis, celui de l’après-guerre civile espagnole. The Spirit of the Beehive is a Spanish film directed in 1973 by Víctor Erice. The feature film is about Ana’s childhood in post-Civil War Spain. After seeing Frankenstein (James Whale, 1931) with her sister Isabel and the villagers, Ana wishes to take an initiatory journey to discover the world around her. She wants to find answers to her questions about the past and the present as well as life and death. Fernando and Teresa are Ana’s parents. Absent and lonely, they try to survive in Franco’s society, living withdraw with their problems, their nostalgia and their frustrations. The father, Fernando, is a beekeeper who devotes all his days to raising bees while the mother is absorbed in her daydreams of a bygone era, writing letters to a lover who has disappeared since the Civil War. This article focuses on the figure of the beehive and the beekeeper in cinema, through the example of the Spanish feature film The Spirit of the Beehive (El Espíritu de la colmena) by Víctor Erice (1973). The filmmaker describes the beehive and the beekeeper through their characteristics between metaphors and implicit symbols, and through their plural and contradictory realities. The article highlights the symbolic and poetic representation of the beehive and the beekeeper in a specific historical context, that of the post-Spanish Civil War. </description>
      <pubDate>ven., 29 sept. 2023 10:12:20 +0200</pubDate>
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      <title>Honeyland : entre recueillement et recueil : « Chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr » </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1931</link>
      <description>Le splendide film Honeyland (2020) s’affiche comme un documentaire mais, par ses effets esthétiques maîtrisés et la création d’une tension narrative interne, il construit une dramaturgie pour finalement livrer au spectateur une passion : celle de Hatidze, apicultrice traditionnelle d’exception qui vit seule dans une contrée âpre et désolée, hors de la civilisation et du temps, dans un monde de silence : le silence, accord muet avec l’univers, est la marque de l’excellence de toute activité qui œuvre dans l’intériorité pure et c’est bien ainsi, dans une accordance d’âmes, qu’elle vit sa relation aux abeilles, sauvages ou domestiquées, qui se chargent seules de l’accompagnement musical. Mue par une mystique païenne, respectueuse de la nature et de ses dons miraculeux, elle pratique l’apiculture comme un rituel panthéiste. L’arrivée bruyante et destructrice d’une famille turque itinérante va bousculer sa vie et son programme immuable d’action. Poignant récit sur la fin d’un monde, le film se clôt, autour d’un ultime rayon de miel partagé, sur un échange sans paroles entre Hatidze et son chien qui ressemble à une prière intérieure.  The splendid film Honeyland (2020) is labelled as a documentary but, through its controlled aesthetic effects and the creation of an internal narrative tension, it constructs a dramaturgy to finally deliver what we will call a passion: that of Hatidze, exceptional traditional beekeeper who lives alone in a harsh and desolate land, outside civilization and time, in a world of silence: silence, a mute agreement with the universe, is the mark of the excellence of all activity which works in pure interiority and it is indeed thus, in the harmony of souls, that she lives her relationship with (wild or domesticated) bees, which alone provide musical accompaniment. Driven by a pagan mysticism, respectful of nature and its miraculous gifts, she practices beekeeping as a pantheist ritual. The noisy and destructive arrival of a traveling Turkish family turns her life and her immutable program of action upside down. A poignant story about the end of a world, the film closes, around a shared honeycomb, with a wordless exchange between Hatidze and his dog that resembles an inner prayer. </description>
      <pubDate>lun., 02 oct. 2023 16:19:08 +0200</pubDate>
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      <title>« À l’exemple des Abeilles » : Daniel Thaly poète-apiculteur </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1940</link>
      <description>Cet article a pour dessein de faire connaître le poète antillais Daniel Thaly (1879-1950) qui cumule les fonctions de poète et d’apiculteur. Dans son recueil L’île et le voyage, Thaly consacre le Quatrième Chant à « La maison aux abeilles » : il y célèbre les insectes dont il s’occupe et qui lui enseignent de concert un art de vivre et un art poétique. L’exemple de Thaly montre comment la pratique de l’apiculture informe la poésie, notamment en renouvelant le rapport de l’homme au paysage. L’apiculture et l’observation des abeilles entraînent également le poète à ériger ces insectes en modèles poétiques : le motif de l’abeille est fréquemment utilisé en poésie pour représenter la pratique de l’innutrition. En effet, telle l’abeille, le poète butine çà et là, et s’inspire de ses lectures, pour produire son miel, résultat poétique de ses influences. Le cas de Daniel Thaly est intéressant puisque nous traitons d’un poète francophone, dans une situation coloniale marquée par l’influence des littératures occidentales et par la force de l’assimilation. Thaly et la métaphore apiaire invitent à se pencher sur les notions d’imitation, d’innutrition et d’originalité dans le cadre de la colonisation antillaise. Le prisme de l’apiculture offre ici un nouveau regard sur une écriture trop longtemps recluse dans la catégorie des imitations serviles et stigmatisée, par la critique, en littérature régionaliste, exotique et doudouiste. The purpose of this article is to introduce the West Indian poet Daniel Thaly (1879-1950), who was both a poet and a beekeeper. In his collection of poems L’île et le voyage, Thaly devotes the Fourth Chant to &quot;La maison aux abeilles&quot; (The house of bees), in which he celebrates the insects he cares for, which teach him both an art of living and an art of poetry. Thaly’s example shows how the practice of beekeeping informs poetry, particularly by renewing man’s relationship with the landscape. Beekeeping and the observation of bees also led the poet to set up these insects as poetic models: the motif of the bee is frequently used in poetry to represent the practice of innutrition. Like the bee, the poet gleans inspiration from his readings to produce his own honey, the poetic result of his influences. The case of Daniel Thaly is an interesting one, since we are dealing with a French-speaking poet in a colonial situation marked by the influence of Western literature and the force of assimilation. Thaly and the apiary metaphor invite us to examine the notions of imitation, innutrition and originality in the context of West Indian colonisation. Here, the prism of beekeeping offers a fresh look at a form of writing that for too long has been relegated to the category of servile imitation and stigmatised by critics as regionalist, exotic and doudouist literature. </description>
      <pubDate>jeu., 05 oct. 2023 17:18:01 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Le poème de Jacques Dupin, « De la piqûre désirée à la glu du piège, à l’infini translucide du miel » </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1964</link>
      <description>Bien plus qu’une simple figure thématique, l’apiculteur constitue chez le poète et critique d’art Jacques Dupin le support d’un jeu poétique avec les figures du sujet lyrique pour renouveler la réflexion sur la poésie. Grâce à un matérialisme verbal qui rend compte, tout en la suscitant, de la rencontre entre le sujet et le monde, la cire produite par l’apiculteur équivaut à la page du poème, sur laquelle le poème peut se graver, et nourrit la lampe du poète, lequel apprend de l’apiculteur une éthique véhiculée par la simplicité, l’humilité, le goût de l’essentiel, la disponibilité pour l’infime monde élémentaire qui se donne ainsi à habiter pleinement. En se représentant sous le masque de l’apiculteur et en poursuivant les poèmes-essaims et les mots-abeilles, Jacques Dupin se porte à la rencontre d’une poésie authentique qui est alimentée par le transfert de la figure ludique, morale et herméneutique de l’apiculteur à la figure critique du poète. La posture, le geste et la sagesse de l’apiculteur promettent ainsi au poète l’accès à une juste connaissance des choses du monde mais aussi du pouvoir du poème. Se regarder en tant qu’apiculteur et se confronter à l’abeille, c’est aussi se regarder être poète et interroger la possibilité d’un renouveau du lyrisme dans la poésie du xxe et du xxiesiècles. Much more than a simple thematic figure, the beekeeper is, for the poet and art critic Jacques Dupin, the medium for a poetic game with the figures of the lyrical subject to renew our thinking on poetry. Thanks to a verbal materialism that both captures and provokes the encounter between the subject and the world, the wax produced by the beekeeper is equivalent to the page of the poem, on which the poem can be engraved, and nourishes the poet's lamp, who learns from the beekeeper an ethic conveyed by simplicity, humility, a taste for the essential, and an openness to the infinitesimal elemental world that is thus fully inhabited. By representing himself under the mask of the beekeeper and pursuing his swarm-poems and bee-words, Jacques Dupin encounters an authentic poetry that is fuelled by the transfer of the playful, moral and hermeneutic figure of the beekeeper to the critical figure of the poet. The posture, gesture and wisdom of the beekeeper thus promise the poet access to a fair knowledge of the things of the world, but also of the power of the poem. To look at oneself as a beekeeper and to confront the bee is also to look at oneself as a poet and to question the possibility of a renewal of lyricism in the poetry of the 20th and 21st centuries. </description>
      <pubDate>ven., 06 oct. 2023 17:17:49 +0200</pubDate>
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      <title>Les pratiques des apiculteurs : Entre relations à la nature et perceptions des contextes </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1978</link>
      <description>Ayant interviewé et visité les installations d’une petite quarantaine d’apiculteurs originaires de différents pays/régions d’Europe occidentale (Alsace, Belgique, Tyrol, Islande), on est frappé par la grande variété des pratiques qu’ils adoptent à l’égard des abeilles, que ce soit en matière de choix de la race, de traitement sanitaire, de nourrissage… des pratiques qui sont par ailleurs souvent habitées par des doutes, des hésitations, de la culpabilité, bref par ce qu’on appellera du trouble. Pour comprendre cette diversité et ce trouble, l’article explore d’une part les relations que les sujets entretiennent avec la nature (relevant tantôt de la domination, tantôt de l’accompagnement bienveillant, tantôt d’un souci de préservation d’une nature sauvage, tantôt encore de la participation au « tout » que constitue la nature) et d’autre part la manière dont ils perçoivent les contraintes contextuelles qui pèsent sur leur activité (en matière de climat, de biodiversité, d’état sanitaire des colonies ou encore de disponibilité d’espace pour les ruches). Having interviewed and visited the facilities of about forty beekeepers from different countries/regions of Western Europe (Alsace, Belgium, Tyrol, Iceland), we are struck by the great variety of practices they adopt with regard to bees, whether in terms of choice of race, sanitary treatment, feeding… practices that are also often inhabited by doubts, hesitations, guilt, in short by what we call trouble. To understand this diversity and this trouble, the article explores, on the one hand, the relationship that the beekeepers construct with nature (domination, care, concern to preserve the wilderness, participation to nature as a whole system) and, on the other hand, the way they perceive the contextual constraints on their activity (in terms of climate, biodiversity, health of the hives or availability of space for the hives). </description>
      <pubDate>lun., 09 oct. 2023 11:28:46 +0200</pubDate>
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      <title>« À croire que Toussaint n’y connaissait rien aux abeilles » : Échappées apicoles dans Nue et Made in China </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2001</link>
      <description>Chez Jean-Philippe Toussaint, l’apiculteur apparaît toujours à contre-emploi. Tour à tour malhabile, snob, vénal, illuminé, rieur, il ne ressemble en rien à l’homme sage et méticuleux qui récolte le miel en prenant soin de ses abeilles. Il donne lieu, dans Nue et dans Made in China, à une série de portraits grand-guignolesques, plus faux que nature. Pourtant, ce personnage mineur est d’emblée attaché au nom de l’écrivain. Emboîtant le pas de l’apiculteur qui « n’y conna[ît] rien aux abeilles » comme il l’écrit dans Nue, l’auteur s’approprie allègrement la matière apicole afin de permettre à la fiction de fonctionner à plein régime. In Jean-Philippe Toussaint’s work, the beekeeper is always miscasted. By turns clumsy, snobbish, venal, loony, laughing, he bears no resemblance to the wise, meticulous man who harvests honey and cares for his bees. In Nue and Made in China, he gives rise to a series of exaggerated, larger-than-life portraits. Yet this minor character is immediately attached to the writer’s name. Following in the footsteps of the beekeeper who &quot;knows nothing about bees&quot;, as he writes in Nue, the author blithely appropriates beekeeping material to enable fiction to work at full speed.  </description>
      <pubDate>mer., 11 oct. 2023 10:27:05 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Anticipations de l’apiculture </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2008</link>
      <description>Cet article examine les représentations littéraires de l’apiculteur, et plus généralement de l’apiculture, dans trois récits de science-fiction de la deuxième moitié du xxe siècle et des premières années du xxie : La Ruche d’Hellstrom (Hellstrom’s Hive) de Frank Herbert, L’Apiculteur (Yangfengren) de Wang Jinkang et Une Histoire des abeilles (Bienes Historie) de Maja Lunde. Il montre que la figure de l’apiculteur – ou de l’apicultrice – et tout l’environnement apicole sont à la fois matrice littéraire et discursive, permettant des développements narratifs originaux et des lectures interprétatives, notamment politiques et philosophiques. Il envisage enfin l’évolution de ces représentations sous l’influence de la prise de conscience de la crise environnementale et des nouvelles préoccupations écologiques. This article examines the literary representations of the beekeeper, and more generally of beekeeping, in three science fiction stories from the second half of the twentieth century and the early years of the twenty-first: Frank Herbert’s Hellstrom’s Hive, Wang Jinkang’s The Beekeeper (Yangfengren) and Maja Lunde’s A History of Bees (Bienes Historie). It shows that the figure of the beekeeper – or of the woman beekeeper – and the whole beekeeping environment are both literary and discursive matrixes, allowing for original narrative developments and interpretative readings, notably political and philosophical. Finally, it considers the evolution of these representations under the influence of the awareness of the environmental crisis and new ecological concerns. </description>
      <pubDate>mer., 11 oct. 2023 13:43:21 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Les apiculteurs chinois, ces pauvres hères </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2067</link>
      <description>En Chine, les apiculteurs restent généralement dans l’ombre. Itinérants pour la plupart, leur mode de vie spartiate et leurs tâches rudimentaires les positionnent à contre-courant des normes sociales contemporaines, entre le monde végétal et animal et celui des hommes, étrangers parmi leurs compatriotes. Aux yeux d’une société chinoise qui valorise le groupe, leur existence reste associée à l’image de paysans pauvres, laborieux et solitaires, presque marginaux, malgré leur réel engagement entrepreneurial. Dans les représentations sociales, les apiculteurs offrent donc l’image de personnages soit folkloriques, soit invisibles, libres donc suspectés, potentiellement exploitables. En convoquant ici littérature contemporaine, documentaire et production journalistique, nous esquisserons les contours de ce corps de métier méconnu vu par ses compatriotes chinois. In China, beekeepers generally remain in the shadows. Most are transhumant, and their rustic lifestyle and rudimentary tasks place them at odds with contemporary social norms, between the plant and animal world and the human community, strangers among their compatriots. In the eyes of a Chinese society that values the group, their existence remains associated with the image of poor, hard-working and solitary peasants, almost marginal, despite their genuine entrepreneurial commitment. In social representations, beekeepers are either folkloric or invisible, free and therefore suspect, and potentially exploitable. Drawing on contemporary literature, documentary and journalistic production, we will sketch out the contours of this little-known profession as seen by its Chinese compatriots. </description>
      <pubDate>lun., 23 oct. 2023 18:06:42 +0200</pubDate>
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      <title> </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=1845</link>
      <pubDate>jeu., 14 sept. 2023 15:58:28 +0200</pubDate>
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      <title>La Seine à la Belle Époque : La construction d’un mythe moderne </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2018</link>
      <description>Motif récurrent de la littérature urbaine qui s’est constituée autour du Paris haussmannien, la Seine avec ses eaux, ses rives, les activités ferroviaires qui la traversent, construit son propre mythe autour d’une destinée artistique et poétique. Dévaluée par les écrivains et les poètes du xixe siècle, elle connaît son âge d’or au tournant du siècle grâce à l’engouement que montrent les impressionnistes pour les paysages aquatiques et fluviaux. Il faut attendre la Belle Époque et son euphorie, le regard neuf d’une diaspora étrangère, ainsi qu’une révolution poétique qui décentralise le sujet et se focalise sur les espaces où il évolue, pour réhabiliter la Seine et en faire un mythe moderne. A recurring motif in the urban literature that was formed around Haussmannian Paris, the Seine with its waters, its banks, the railway activities that cross it, builds its own myth around an artistic and poetic destiny. Devalued by the writers and poets of the 19th century, it experienced its golden age at the turn of the century thanks to the enthusiasm shown by the Impressionists for aquatic and river landscapes. We have to wait for the Belle Epoque and its euphoria, the fresh look of a foreign diaspora, as well as a poetic revolution that decentralizes the subject and focuses on the spaces where it evolves, to rehabilitate the Seine and make it a modern myth. </description>
      <pubDate>lun., 16 oct. 2023 14:10:52 +0200</pubDate>
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      <title>Représentations sociales et engagements littéraires : Étude comparée de La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq et Le Septième Jour de Yu Hua </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2029</link>
      <description>Cet article analyse les représentations sociales et l’engagement littéraire chez Michel Houellebecq et Yu Hua à travers leurs romans respectifs : La Carte et le Territoire et Le Septième Jour. Nous nous intéresserons également aux interactions entre auteur et société. De nos jours, la France et la Chine sont marquées par une « société du spectacle » et un « présent liquide » : une société du spectacle qui étouffe la nature des êtres humains et efface leur individualité et leur créativité, ainsi qu’un présent liquide qui représente l’instabilité perpétuelle de la modernité favorisant une concurrence éternelle et produisant ainsi des individus inquiets et fragmentaires. This article analyses the social representations and literary engagement of Michel Houellebecq and Yu Hua through their respective novels: The Map and the Territory and The Seventh Day. Interactions between the authors and their societies would also constitute another aspect of our work. Nowadays, France and China are marked by a &quot;society of the spectacle&quot; and a &quot;liquid present&quot;: a society of the spectacle that stifles the nature of human beings and erases their individuality and creativity, as well as a liquid present that represents the perpetual instability of modernity favoring eternal competition and thus producing restless and fragmented individuals. </description>
      <pubDate>mer., 18 oct. 2023 14:46:21 +0200</pubDate>
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      <title>La roulotte comme médiatope mobile </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2053</link>
      <description>L’article s’approche de la représentation littéraire de la maison nomade d’un point de vue comparatiste, mettant en lumière sa signification dans les autoreprésentations des Sintizze Philomena Franz et Sandra Jayat ainsi que dans l’œuvre hétéro-représentationnel d’Alain-Fournier. Les œuvres analysées accentuent la dimension architecturale de la « machine duelle » aux dépens de son utilité pratique comme moyen de transport. Or, l’auto-mobilité qui caractérise la roulotte en bois tirée par des chevaux transpose sa dynamique sur les habitants des maisons roulantes lors de la halte au locus rom. Les protagonistes continuent ainsi un voyage intérieur qui les force à transformer leurs consciences. The article explores the literary representation of the nomadic living-wagon by comparing its significance in the auto-representational œuvres of the sintizze Philomena Franz and Sandra Jayat, as well as in the hetero-representational work of Alain-Fournier. The works emphasise the architectural dimension of the mobile houses as “dual machines” to the detriment of their practical usage as a means of transport. However, the dynamic nature of the roulotte is bestowed on the inhabitants during their stays at stopping places. The protagonists thus embark on inner journeys which, through their continuity with the mobile nomadic home, become transformative. </description>
      <pubDate>ven., 20 oct. 2023 18:26:08 +0200</pubDate>
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      <title>Double gravité : L’écopoétique réduite à un seul principe </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2078</link>
      <pubDate>mer., 25 oct. 2023 14:22:41 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Entretien avec Patrick Cloux, un écrivain en son jardin, un apiculteur à sa table d’écriture. À propos de Trois ruches bleues </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2081</link>
      <pubDate>mer., 25 oct. 2023 16:55:53 +0200</pubDate>
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      <title>Haun Saussy, The Making of Barbarians: Chinese Literature and Multilingual Asia </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2084</link>
      <pubDate>ven., 27 oct. 2023 14:34:24 +0200</pubDate>
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      <title>Aribert Reimann, Sous l’emprise de l’opéra. Conversations avec Julian Lembke et Cyril Duret </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2087</link>
      <pubDate>ven., 27 oct. 2023 16:52:50 +0200</pubDate>
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      <title>Alain Montandon, Benjamin Lassauzet (dir.), Les Insectes et la Musique </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2090</link>
      <pubDate>ven., 03 nov. 2023 12:17:50 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Emmanuelle André et Jean-Michel Durafour, Insectes, cinéma. Le visible qui palpite </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2093</link>
      <pubDate>ven., 03 nov. 2023 14:43:28 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Piere Schoentjes, Nos regards se sont croisés. La scène de la rencontre avec un animal </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2096</link>
      <pubDate>ven., 03 nov. 2023 15:14:08 +0100</pubDate>
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      <title>Maria Weilandt, »Voilà une Parisienne !« Stereotype als verflochtene Erzählungen </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2098</link>
      <pubDate>ven., 03 nov. 2023 16:31:04 +0100</pubDate>
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      <title>Nicolas Bourguinat, L’Avenir est gros ! Temps, espace et destinée dans L’Éducation sentimentale </title>
      <link>http://revues-msh.uca.fr/sociopoetiques/index.php?id=2100</link>
      <pubDate>ven., 03 nov. 2023 17:01:36 +0100</pubDate>
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