Grégoire Holtz, Jean-Claude Laborie, Frank Lestringant (éd.), Voyageurs de la Renaissance, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique », 2019, 576 p., ISBN : 9782070424474.

Plan

Texte

En hommage à Michel Jeanneret, trois grands spécialistes de la littérature viatique de la Renaissance ont collecté la matière de cette anthologie du voyage, miscellanées dont l’inspirateur revendiqué est Giovanni Battista Ramusio, humaniste italien ayant compilé des textes sur des voyages effectués dans différentes régions du monde (Navigazioni e Viaggi, 1550-1559). Frank Lestringant (qui a dirigé et préfacé l’ouvrage) et Grégoire Holtz ont pris en charge les textes français, tandis que Jean-Claude Laborie, spécialiste de l’aire ibérique, a fourni les extraits des textes espagnols et portugais. Cette œuvre emprunte un itinéraire en trois étapes musicalement ouvert par une « Marche turque » en Orient – principalement l’Empire ottoman – sillonnant ensuite la « Route des Indes » jusqu’à l’extrême Orient avec le Japon, avant d’accoster au « Nouveau Monde », dont la nouveauté est inversement proportionnelle au volume de pages, puisque cette dernière section en comporte plus de deux cents, soit deux fois plus que les deux premières sections réunies, témoignant de l’important intérêt que les hommes de la Renaissance manifestent pour l’Amérique.

La logique adoptée à l’intérieur de chacune de ces sections est chronologique et la date de rédaction estimée est indiquée, dans les cas d’absence de date de publication. Dans un souci d’accessibilité des textes, leur orthographe est modernisée et un double système de notes accompagne la lecture : des notes lexicologiques figurent en bas de page pour éclairer le lecteur non familier de mots tombés en désuétude, et les notes scientifiques, fournissant de précieux éléments de contexte historique, culturel et intertextuel, sont reléguées en fin de volume. Chaque extrait est par ailleurs précédé d’une notice renseignant le statut de l’auteur ainsi que les circonstances de production de son récit. Enfin, une chronologie détaillant les principales étapes de la conquête de l’Amérique inaugure le dossier critique, elle est suivie d’une abondante bibliographie recensant une centaine d’ouvrages incontournables parmi les études menées sur la littérature viatique.

Des auteurs qu’il n’est plus besoin de présenter (Léry, par exemple, mais dont il est reproduit un extrait de l’édition augmentée de 1585, beaucoup moins lue que la première édition de 1578) voisinent avec des auteurs plus confidentiels, qui n’ont pas fait l’objet d’éditions récentes (Bernal Diaz del Castillo, édition de 1876 ; Francisco Alvarez, 1556 ; Vatherma, 1888 ; Jan Huygen van Linschoten, 1610). Leur statut est par ailleurs très variable. Certains ont été identifiés dans les mentalités collectives à des découvreurs, comme Vasco de Gama, qui a ouvert la ligne maritime reliant le Portugal à l’Inde en contournant l’Afrique entre 1497 et 1499 ; Amerigo Vespucci, considéré comme le découvreur du continent américain ; Giovanni da Verrazano, connu comme un pionnier de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Cortés, s’emparant de la ville de Mexico à l’issue d’un siège sanglant, incarne par ailleurs la légende noire des colons espagnols, responsables d’un véritable génocide indien. Du côté de l’Orient, de nombreux voyageurs sont diplomates : Jean Chesneau, ambassadeur sous François Ier puis Henri II, et Nicolas de Nicolay accompagnant l’ambassadeur d’Aramon quelques années après le premier, travaillent tous deux à une alliance avec Soliman le Magnifique pour combattre les projets de Charles Quint. Parmi les Portugais, Francisco Alvarez participe à une ambassade auprès du négus Lebnä Dengel pour œuvrer à un rapprochement entre l’Ethiopie et le Portugal. D’autres occupent une fonction religieuse : le missionnaire jésuite Vicente Rodrigues ou encore le pèlerin (Jean Palerne). La proportion de voyageurs protestants partis en Amérique est importante, le Brésil (Staden, Léry), la Floride et la Virginie (Ribault, Laudonnière, Le Challeux) ayant été le terrain d’entreprises missionnaires réformées. Enfin, d’autres voyageurs semblent plus des aventuriers : Léon l’Africain (1488-1554), diplomate au service d’un sultan, est capturé puis baptisé par le Pape. Fernão Mendes Pinto (1510-1583), treize fois captif et dix-sept fois vendu, Alvar Nun̴ez Cabeza de Vaca, errant pendant neuf ans parmi les tribus disséminées autour du golfe du Mexique, et Anthony Knivet (récit rédigé en 1591), embarqué sur la flotte de Thomas Cavendish avant d’être abandonné sur une île brésilienne puis capturé par des Portugais, font figure de picaros ou d’aventuriers. Les textes varient également par leur nature : lettres (Cartier, Vespucci, Colomb, Rodriguez), routiers (Vasco de Gama, Duarte Pacheco Peireira, dont le texte est si précis qu’il fut tenu secret par la couronne), cosmographie (Thevet), récits aux accents de martyrologe (Staden, Cabeza de Vaca), ou encore textes polémiques et pamphlétaires (Léry, dont le récit rétrospectif est marqué par l’expérience des guerres de religion, Bernal Diaz del Castillo (1492-1584) qui fournit avec son Histoire véridique un contrepoint à l’histoire officielle émanant de Cortés).

La Marche turque

Léon l’Africain, maure christianisé, ouvre la « Marche turque » en livrant une description de la ville de Fès, fournissant aux Européens d’alors une très précieuse source d’informations sur le Maghreb avec sa Description de l’Afrique (1554), non dénuée d’esprit critique, comme en témoigne notamment le portrait qu’il fait des devins et enchanteurs. L’évocation que fait Postel (1510-1581) d’une pratique de la religion tout entière tournée vers la « cérémonie » au détriment de valeurs profondes comme la « charité » (p. 671) intègre cette tradition de critique de la religion mahométane, développée par les voyageurs ultérieurs (Tavernier, etc.). Mais l’Orient est aussi une terre de mirabilia : le voyageur admire par exemple la perfection de leurs « marchandises et labeurs […] très exquisément faits » (p. 71). Pierre Belon (1517-1564) et Jean Chesneau témoignent quant à eux de l’admiration pour les pyramides du Caire, souscrivant à la mode égyptophile de la Renaissance. Outre les pyramides, c’est le sérail qui fascine les voyageurs de la Renaissance : Nicolas de Nicolay (1517-1583) le décrit très précisément, posant ainsi les jalons de ce qui deviendra au fil des siècles un « archi-lieu […] mythique2 ». Les bains et leur atmosphère sulfureuse – où les femmes « deviennent autant ardemment amoureuses les unes des autres » (p. 88) – fascinent également le voyageur, qui complète ainsi les différents lieux de la scène orientale ultérieurement exploités par la fiction. Le « temple de Sainte-Sophie » et ses « mosaïques enrichies d’or et d’azur » (p. 82) comptent également parmi les merveilles orientales devant lesquelles les voyageurs s’extasient. La description ethnographique des populations, et notamment de leur tenue, constitue en outre une part importante des récits, et notamment de celui de Nicolas de Nicolay, dont l’œuvre est accompagnée de gravures de Lyon Davent reproduites pour une partie d’entre elles dans l’ouvrage. L’extrait de Jean Palerne (Pérégrinations, 1606), quant à lui, constitue un récit de pèlerinage où s’exerce une curiosité tournée exclusivement vers les lieux de l’histoire sainte, tels que le Golgotha, la chapelle de l’apparition ou la prison de Jésus Christ, dans un climat de recrudescence du pèlerinage qui fait suite aux moqueries dont il a fait l’objet chez Érasme ou encore Rabelais.

La route des Indes

La « route des Indes » est inaugurée par Vasco de Gama, premier Européen à atteindre les Indes par voie maritime en contournant le cap de Bonne-Espérance, avec son Premier voyage aux Indes (1497-1499). La recherche d’épices est à l’origine d’un grand nombre de voyages vers les Indes orientales, comme celui de Parmentier (1594-1529). Toutefois, l’Inde demeure une terre étrange aux usages inconnus. Les peuples des Anziques et des Patagons que décrivent Antonio et Filoppo Pigafetta partagent d’ailleurs avec les Amérindiens leur caractère inculte et barbare. Mais l’Inde est aussi une terre d’extrême civilisation, comme en témoigne la rencontre de Vasco de Gama avec le roi de Calicut, alangui sur « un lit de repos […] garni […] de velours vert » et tenant « une très grande coupe d’or », entouré d’un « bassin d’or » et de beaucoup « d’aiguières d’argent » (p. 113), nourrissant la vision d’une Inde fastueuse saturée de richesses, que Bernier et Tavernier développeront dans leurs relations au siècle suivant. Toutefois, le raffinement des Indiens n’évite pas que soit stigmatisée leur barbarie morale, à l’endroit notamment des coutumes matrimoniales, rapportées par Vatherma. Ce dernier fait en effet état de deux visions de la femme : celle, érotique, que l’on confie à un blanc pour être déflorée, et celle, plus sombre, de la veuve s’immolant par le feu (p. 172-174). Jan Huygen van Linschoten (1563-1611), premier voyageur étranger à la péninsule ibérique à s’introduire dans l’empire portugais des Indes orientales, fournit quant à lui un portrait peu flatteur des femmes portugaises, lubriques et empoisonneuses, donnant à leur mari un breuvage lénifiant pour « mener avec leurs ruffians tel train qu’il leur plaira » (p. 184). Il décrit également l’intensité de l’activité commerciale indienne et les nombreux biens marchands qui s’y trouvent – « des chevaux d’Arabie, des drogues et épiceries de toute sorte, de la gomme odoriférante, des belles tapisseries, et infinies autres curiosités de Cambay, Sunda, Bengale, de la Chine et autres lieux » (p. 180) –, en même temps que la malhonnêteté des Portugais qui traitent « fort escharsement » leurs esclaves (p. 181). Ce tableau n’est pas sans évoquer celui de la société coloniale espagnole de Mexico, elle aussi corrompue, décrite notamment par Girolamo Benzoni dans son Historia del Mondo Nuovo (1565). Enfin, nos représentations actuelles tendent à faire oublier que le Japon, à l’extrême orient, ressortit également aux Indes pour les auteurs de la période envisagée. François Xavier (1506-1552), dans une lettre jésuite (1552), et Fernão Mendes Pinto, dans le récit de sa pérégrination (1570), livrent ainsi un tableau de la société japonaise.

Amérique

À ce voyage indien succède l’exploration du Nouveau Monde. C’est un nouvel Éden que les voyageurs ont l’impression de découvrir, une « merveille » avec des « terres si belles et si grasses » et des eaux qui « charrient de l’or » (p. 210), à l’issue d’un voyage cependant pénible, comme en témoigne par exemple la description d’une « étrange maladie » (p. 450), le scorbut, qui décime l’équipage dans le récit fictif de Jean-Arnaud Bruneau de Rivedoux (1599) et qui affectait fréquemment les marins. La civilisation aztèque et le faste de leur roi, Moctezuma, arborant des draperies « ornementées de dessins en fil d’or ; des plaques d’argent, des perles » (p. 257) et remettant à un général espagnol « plusieurs joyaux d’or fort riches et diversement travaillés » et « différents objets en or » (p. 263) confirment cette représentation de l’Amérique comme Eldorado. À l’instar de son compagnon Bernal Diaz del Castillo, qui se désolidarise de l’histoire espagnole officielle en fournissant sa version de la conquête de Mexico dans son Histoire véridique (1632), Cortés lui aussi admire les trésors de la civilisation aztèque, comme des palais « si grands et si merveilleux qu’[il] n’en saurai[t] dépeindre la magnificence » (p. 252). Les récits de la Renaissance sont également la matrice du mythe du bon sauvage. Plusieurs voyageurs représentent effectivement les Amérindiens comme des peuples innocents et ignorants, acceptant des échanges inégalitaires, « contents » que les colons leur donnent « une chose de valeur ou une chose de peu de prix », explique Colomb (p. 211, Lettre de 1493), et vivant sans « l’appareil de la justice » (p. 217), selon Amerigo Vespucci (1452-1512). Ainsi sont posés les jalons du mythe de l’état de nature qui connaîtra ultérieurement une belle fortune. Les Indiens sont aussi une population des antipodes3. D’une manière générale, deux visages de l’Indien paraissent dans ces récits. Le premier est celui d’un Indien idéal, d’une innocence vertueuse préservée de la corruption de la civilisation, comme ceux que présente Verrazano (Voyage à la Francesca, 1524), « très généreux » et d’une « physionomie douce et noble, ressemblant beaucoup à celle des Anciens » (p. 241-242). Lescarbot (1570-1641) use abondamment de ce parallèle valorisant entre les Amérindiens et les hommes de l’Antiquité, reconnaissant ainsi aux premiers un degré de civilisation situé dans un âge d’or non encore dégénéré4. L’envers de cette représentation est au contraire celle d’un barbare féroce et anthropophage, que dépeignent Gonneville (voyage de 1503-1505), assailli par les « méchants indiens » (p. 232), Cabeza de Vaca (1490-1559), qui décrit son existence chez les Indiens comme « insupportable » (p. 272), André Thevet (1516-1592), qui expose précisément les étapes du rituel cannibale, ou encore Hans Staden (1520-1579), dont l’immersion forcée chez les Tupinambas est beaucoup moins supportable qu’elle ne l’est pour Jean de Léry (1534-1613). Cabeza des Vaca, meurtri par son séjour chez les Indiens qui l’obligent à faire des travaux qui lui abîment tant les doigts « que pour les faire saigner, il suffisait de les toucher avec une paille » (p. 272), et Staden, auquel les coups et les blessures « ôt[ent] la force de marcher » (p. 305), font figure de véritables martyrs. Face à une telle violence et barbarie, la solution qui s’impose aux Européens est celle de la colonisation, impliquant la conversion des populations locales. Les Espagnols légitiment leur entreprise de « réduction » des peuples indigènes, qu’utilise notamment Cortés avec les Aztèques (p. 262, Castas y Relaciones, 1520-1525). La conquête de ce dernier est particulièrement violente :

Je fis enlever de dessus leurs autels et je fis jeter par leurs escaliers les plus importantes de [leurs] idoles […], je fis laver ces chapelles qui étaient pleines de sang de leurs sacrifices et je mis à leur place des images de la Sainte Vierge et d’autres saints […] (p. 247).

Le frère Vincente Rodrigues, dans un texte ressortissant au genre de la lettre édifiante et curieuse (1552), met en scène, quant à lui, son activité d’évangélisation des peuples brésiliens. Enfin, certains voyageurs font preuve d’un esprit qui rappelle Montaigne et mettent en perspective les coutumes indiennes, censément barbares, avec la barbarie européenne : Jean de Léry dénonce les guerres de religion dans la narration rétrospective de son expérience indienne. L’extrait reproduit dans cette anthologie est issu de la troisième édition de l’Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil, datant de 1585 et comportant de nombreux ajouts par rapport à la première édition qui relativisent les pratiques sacrificielles amérindiennes alors que, de son côté, Cabeza de Vaca mentionne le cas d’anthropophagie de subsistance de cinq chrétiens, qui « en arrivèrent à une telle extrémité qu’ils se mangèrent les uns après les autres » (p. 267). Nicolas le Challeux, fuit avec les autres membres de l’équipage des Espagnols qui massacrent plusieurs protestants du fort de la Caroline en 1565 (p. 445, Discours de l’histoire de la Floride, 1566)… et non des Indiens.

Bien que l’expérience des terres relativement civilisées de l’Orient diffère de celle des contrées américaines, lointaines et mal connues, des invariants anthropologiques se dégagent des attitudes adoptées par les voyageurs face aux différents avatars de l’altérité. Tout d’abord, la plupart des auteurs manifestent un souci ethnographique pour la variété des tenues, des pratiques alimentaires, sociales et rituelles, ainsi que des lois civiles – quand il y en a – et religieuses des sociétés qu’ils fréquentent. Cette curiosité peut aussi s’attacher à l’architecture des bâtiments observés, comme c’est le cas chez Belon, Chesneau, Cortés ou Castillo, respectivement admiratifs des pyramides du Caire, une des « sept merveilles du monde » (p. 44), et des palais aztèques, « merveilleux » (p. 252). Par ailleurs, l’aveuglement des voyageurs est récurrent, leurs croyances, leurs préjugés et leurs désirs modélisant la perception de la réalité, comme dans un extrait du récit de Vasco de Gama (ce dernier croit qu’il se trouve en royaume chrétien à son arrivée en Inde, malgré les nombreux indices du culte hindou qu’il découvre à Calicut), ou dans un autre de Christophe Colomb (qui parle de monstres humains portant une queue comme d’une réalité non remise en cause, p. 213). Mais ce qui fédère peut-être le plus tous ces voyageurs est leur tendance ethnocentrée à la critique des superstitions – aussi bien celles des Mahométans, des Japonais et des Amérindiens – à une époque où l’Orient est encore appréhendé au prisme de l’imaginaire des Croisades, et l’Amérique comme une terre à conquérir et évangéliser, comme l’Extrême-Orient (François Xavier cherche à convertir les Japonais, Parmentier les Malais).

Certains textes auraient pu compléter ce volume déjà très dense, qui compte près de six cents pages. On pense par exemple aux passages essentiels de Montaigne dans l’essai « Des coches » ou dans celui « Des cannibales », qui auraient trouvé leur juste place dans l’épilogue en répondant au texte de Léry dans son entreprise de relativisation de la barbarie amérindienne, (Montaigne est un lecteur des voyages de ses contemporains : Léry, Thevet, Lopez de Gomara, etc.). La « Marche turque » aurait de même pu être enrichie par des extraits de récits de captivité (Samuel Usque, Giorgio Giglio Pannilini)5, qui se réfèrent à une réalité d’époque dont rend compte, notamment, Gillian Weiss dans sa précieuse étude consacrée à l’esclavage des Français en barbarie6. Cela dit, aucune anthologie ne peut prétendre à l’exhaustivité et celle-ci constitue une introduction magistrale à la production viatique française et étrangère de la période. Elle forme, avec le riche appareil de notes critiques et la bibliographie finale, un bréviaire pour quiconque s’intéresse aux Voyages de la Renaissance, et propose au curieux comme au chercheur des jalons essentiels pour appréhender cette littérature.

1 Toutes les références sont issues de l’édition présentée.

2 Sylvie Requemora-Gros, « Scènes de sérail : la construction d’une barbarie théâtrale et romanesque au xviie siècle » dans

3 Voir à ce propos Daniel Lecoq, « Des antipodes au nouveau monde, ou de la difficulté de l’Autre », dans La France-Amérique (xvi

4 Voir à ce propos l’introduction de l’édition de Marie-Christine Pioffet, Voyages en Acadie (1604-1607) suivis de la description

5 François Moureau (dir.), Captifs en Méditerranée xvie-xviiie siècles. Histoires, récits et légendes, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi »

6 Gillian Weiss, Captifs et Corsaires. L’identité française et l’esclavage en Méditerranée, Toulouse, Anacharsis, coll.

Notes

1 Toutes les références sont issues de l’édition présentée.

2 Sylvie Requemora-Gros, « Scènes de sérail : la construction d’une barbarie théâtrale et romanesque au xviie siècle » dans Récits d’Orient dans les littératures d’Europe (xvie-xviie siècles), Anne Duprat et Émilie Picherot (dir.), Paris, PUPS, 2008, p. 261.

3 Voir à ce propos Daniel Lecoq, « Des antipodes au nouveau monde, ou de la difficulté de l’Autre », dans La France-Amérique (xvi-xviie siècles). Actes du XXXVe colloque international d’études humanistes, réunis par Frank Lestringant, Paris, Honoré Champion, coll. « Travaux du Centre d’Études Supérieurs de la Renaissance de Tours », 1998, p. 65-90.

4 Voir à ce propos l’introduction de l’édition de Marie-Christine Pioffet, Voyages en Acadie (1604-1607) suivis de la description des mœurs souriquoises comparées à celles des autres peuples, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi », 2007.

5 François Moureau (dir.), Captifs en Méditerranée xvie-xviiie siècles. Histoires, récits et légendes, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi », 2008.

6 Gillian Weiss, Captifs et Corsaires. L’identité française et l’esclavage en Méditerranée, Toulouse, Anacharsis, coll. « Essais », 2014.

Citer cet article

Référence électronique

Mathilde MOUGIN, « Grégoire Holtz, Jean-Claude Laborie, Frank Lestringant (éd.), Voyageurs de la Renaissance, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique », 2019, 576 p., ISBN : 9782070424474. », Viatica [En ligne], 8 | 2021, mis en ligne le 07 January 2021, consulté le 06 December 2021. URL : http://revues-msh.uca.fr/viatica/index.php?id=1728

Auteur

Mathilde MOUGIN

CIELAM, TELEMMe, Aix Marseille Université

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