Małgorzata Sokołowicz et Izabella Zatorska (dir.), Chroniqueur, philosophe, artiste. Figures du voyageur dans la littérature française aux xviiie-xixe siècles, Varsovie, Presses de l’Université de Varsovie, 2021, 203 pages, ISBN 978-83-235-5114-0 (e-pub)

Texte

Cet ouvrage collectif consacré aux « Figures du voyageur dans la littérature française aux xviiie-xixe siècles », qui privilégie trois hypostases considérées comme représentatives pour la période étudiée – le chroniqueur, le philosophe et l’artiste –, est une contribution bienvenue dans le champ des études viatiques qui connaissent un véritable essor ces dernières décennies. Il s’agit d’un volume qui réunit douze articles de spécialistes reconnus dans leurs domaines et de plus jeunes chercheurs, venant d’horizons culturels et géographiques différents, dont la diversité des approches confère une grande richesse au volume.

Sans être nouveau en soi, comme le remarquent d’ailleurs Małgorzata Sokołowicz et Izabella Zatorska, les directrices du volume, le sujet de cette réflexion collective a été moins étudié qu’on ne pourrait le penser. La question sera toutefois abordée à nouveaux frais, à la fois selon une perspective chronologique qui organise d’une manière plutôt implicite l’ensemble des contributions, et d’un point de vue générique, aux récits de voyage réels venant s’ajouter des récits de voyage imaginaires, dont on redécouvre ces derniers temps l’importance pour un éclairage nouveau du genre viatique.

L’entreprise n’est pas non plus sans risque, la grande diversité des auteurs, des espaces géographiques et des genres pris en considération pouvant conduire, du moins par moments, à une impression d’éclatement des perspectives. Cependant, malgré un certain déséquilibre du plan d’ensemble de l’ouvrage, qui fait la part belle au xviiie siècle aux dépens du xixe siècle, beaucoup moins représenté, l’un des mérites indéniables du volume est celui de pallier ces inconvénients par de multiples éclairages du tournant du siècle des Lumières et du passage vers l’époque du Romantisme – moment essentiel du point de vue de l’évolution du genre viatique, de ses enjeux spécifiques ainsi que de la « figure du voyageur ». Cela correspond d’ailleurs au souhait formulé par les directrices du volume dans leur Introduction, qui serait de montrer que « le moi viatique bien affirmé ne naît pas ex nihilo du génie de Chateaubriand, mais à l’issue d’un long processus de maturation et de tâtonnements qui s’étend sur des décennies antérieures au romantisme » (p. 7).

Ce processus de subjectivisation croissante et de « construction du sujet moderne émergent1 », qui s’esquisse en filigrane d’un article à l’autre, sera en effet le fil rouge du volume qui relie ses quatre parties parfaitement équilibrées, chacune d’entre elles comprenant trois articles. Prenant en compte toute une série d’exemples représentatifs, la première partie, intitulée « Voyageur, chroniqueur fidèle ou imposteur », propose, entre autres, une réévaluation d’une image traditionnelle du voyageur, remontant à l’Antiquité classique, celle du voyageur menteur, imposteur, voire traître, à la lumière de certaines transformations que celle-ci subit au xviiie siècle. Dans un bel article consacré principalement à l’une des figures phares du volume qu’est Denis Diderot, qui n’oublie pas non plus Rousseau ou Muralt, Jean-Michel Racault2 montre comment l’ancien topos de la condamnation des voyages et des voyageurs, concurrencé et presque évacué entre temps par la tradition humaniste de l’utilité des voyages de formation, a, en réalité, « continué d’irriguer souterrainement la culture occidentale » (p. 15). Cette tradition du soupçon se reflète dans la figure du voyageur européen « immoral » telle qu’elle est construite par Diderot, à des fins idéologiques et polémiques, à travers ses contributions rédigées pour l’Histoire des deux Indes, qui ne manquent pas non plus de refléter toutes les ambiguïtés de son discours anticolonial ainsi que toute l’ambivalence de la condition viatique.

Peut-on donc se fier au voyageur ? C’est à une question semblable, qui interroge la même défiance qui pèse depuis longtemps sur les voyageurs, que Sylviane Albertan-Coppola3 entend répondre à travers son analyse des introductions qui jalonnent l’Histoire générale des voyages de l’abbé Prévost. Si la question de la crédibilité du voyageur reste centrale, la fiabilité des sources ainsi que l’importance du témoignage direct figurant parmi les critères qui définissent à ses yeux le « bon voyageur », Prévost fait place également à d’autres qualités, comme l’exactitude de l’observation, trahissant une évolution « allant dans le sens d’une intellectualisation du regard du voyageur » (p. 31). Une autre mutation connexe, très bien mise en évidence, est le passage de l’impératif classique de vraisemblance vers l’exigence de vérité, chère aux philosophes des Lumières. Cette dernière s’affirme aussi dans Le monde vrai de Marivaux, mais d’une manière assez paradoxale, « puisque la fiction et la réalité n’ont plus de frontières étanches » (p. 41). Comme le souligne Izabella Zatorska4, « le dispositif de voyage imaginaire » (p. 50) promeut en l’occurrence, à travers la technique du dédoublement fictionnel, la figure du philosophe-voyageur, qui deviendra centrale dans les sections suivantes du collectif.

En effet, le deuxième volet de l’ouvrage, « Voyageur qui se (re)met en valeur », rassemble des contributions qui se situent au même confluent des genres. À travers un rapide examen d’une série d’ouvrages apparentés au récit de voyage, parmi lesquels la collection des Voyages imaginaires, songes, visions et romans cabalistiques, réunie en 36 volumes à Paris en 1787-1789 par Charles-Thomas Garnier, occupe une place de choix, François Rosset5 propose une réflexion sur le rapport, souvent problématique, entre voyage réel et voyage imaginaire, en mettant en question la pertinence même de cette distinction. L’un des mérites de cette contribution est de mettre ainsi en lumière toute une série de conditionnements auxquels la perception du voyageur en tant que sujet d’une expérience authentique ainsi que le récit de voyage correspondant sont sujets, car « le passage par l’écriture efface la différence essentielle qui distingue l’expérience authentique vécue d’une expérience simulée » (p. 61) – ces rapprochements inévitables entre réel et fictif rendant le statut du voyageur lui-même problématique.

Et alors, « quelle définition du voyageur6 ? » C’est ce à quoi tente de répondre Stanisław Świtlik dans son étude de trois récits de voyages imaginaires du xviiie siècle, rédigés par des auteurs de nationalité différente tels que le Danois Ludvig Holberg, l’Anglais Robert Paltock et le Vénitien Giacomo Casanova, en s’éloignant de la sorte de l’espace littéraire français. À la figure du « voyageur-conquérant », proposée en fin de parcours comme « une catégorie à ajouter aux catalogues de types de voyageurs qui s’élaborent depuis le xviiie siècle » (p. 83) fait pendant, d’une manière assez ironique, la « figure martyre, voyageuse victime de la cruauté et de la rapacité des hommes7 », tout aussi séduisante qu’inattendue, de la belle Cunégonde, cette « autre candide » généralement laissée dans l’ombre, voire dédaignée par la critique. Dans la lecture stimulante et ouvertement féministe de Linda Gil, le conte philosophique de Voltaire apparaît aussi comme « un récit d’apprentissage au féminin, l’histoire d’une ingénue philosophe brutalement déniaisée » (p. 87), qui devient le symbole non seulement de la chasteté bafouée, mais aussi de la lucidité, de la curiosité et du désir de connaissance trop souvent méconnu. La place centrale de l’article rend symboliquement justice à cette figure de la « voyageuse captive », sa réhabilitation et sa « (re)mise en valeur » faisant signe vers tout le potentiel du voyage au féminin – très peu exploré d’ailleurs à travers le volume.

La troisième partie du collectif, intitulée « Voyageur qui se (re)met en cause », s’ouvre moins sur une remise en cause du voyageur que du voyage lui-même, telle qu’elle ressort de l’étude d’Odile Richard-Pauchet8 consacrée au Voyage à Bourbonne et à Langres (1770) de Denis Diderot. Nous le rencontrons à nouveau, cette fois-ci en « promeneur solitaire », en philosophe désenchanté à la suite d’un séjour en terre natale qui, loin d’engendrer d’heureuses retrouvailles, devient l’occasion d’un véritable réquisitoire contre les voyages en raison de « leur caractère futile et divertissant, séducteur et malhonnête, infidèle et anti-scientifique » (p. 103). Cependant, cette « conception exigeante du déplacement géographique chez Diderot » (p. 108) – qui s’explique aussi, entre autres, par son souci de l’utilité scientifique – est ici doublée d’un penchant intimiste plus surprenant dans son cas – « l’un des rares moments de l’œuvre diderotienne […] où l’écriture se fait intime et exprime un malaise existentiel lié au bilan d’une vie » (p. 113).

Cette nouvelle tendance à l’épanchement, présente déjà chez Diderot, préfigure un certain « déplacement du centre d’intérêt vers l’ego vians9 » au tournant du xviiie siècle, brillamment analysé par Alain Guyot dans sa contribution pivotale consacrée à « la figure du voyageur à la fin des Lumières ». C’est à partir de l’exemple du Voyage à l’île de France de Bernardin de Saint-Pierre – ouvrage situé d’emblée « à la frontière des genres et des époques » (p. 118) – et du projet de sa réédition nourri par l’auteur autour de 1790 que l’étude met en lumière les évolutions du genre viatique en cette fin de siècle. Bien que l’on soit encore loin des préoccupations autobiographiques de Chateaubriand, les modifications profondes envisagées par Saint-Pierre, supposant un « recentrement de l’ouvrage sur la figure du voyageur » (p. 125), allant de pair avec « la revendication – très nouvelle à l’époque – d’un point de vue sur le monde et de l’expression d’une subjectivité » (p. 125), annoncent, quoique de façon encore discrète, l’entrée en scène d’un moi intime10 désireux d’exprimer sa part de sensibilité et de donner libre cours à ses sentiments ; en outre, l’importance accordée à la personnalité du voyageur-narrateur ferait également signe vers « l’entrée en littérature » du récit de voyage, pour reprendre le titre d’un célèbre article11 de Roland Le Huenen évoqué par l’auteur de la contribution.

Cette revendication « de l’expression d’une subjectivité » (p. 125) n’est pas l’apanage de l’artiste – hypostase analysée surtout dans la dernière partie de l’ouvrage – mais aussi du philosophe, du moins tel qu’il apparaît dans les Lettres westphaliennes (1797) de Charles de Villers, le premier à avoir « fait voyager Kant12 » de l’Allemagne vers la France. En familiarisant le public français avec le kantisme et avec « le déplacement qu’[il] opère de l’objet au sujet » (p. 128), cet officier français émigré en Allemagne, où il allait s’établir définitivement, explorait tout à la fois la thématique du voyage sous-jacente à la philosophie kantienne. En effet, dans l’interprétation proposée par Nicolas Brucker, « la figure transcendantale du voyageur » (p. 142), telle qu’elle s’esquisse dans l’ouvrage de Villers – et surtout dans la lettre viii, placée au centre du recueil –, en subit l’influence, se traduisant par « un recentrage du sujet sur lui-même […] une phénoménalité de la conscience en voyage » (p. 132). La notion de « transfert culturel13 » est, en outre, convoquée fort à propos par Nicolas Brucker dans son étude du « dispositif de médiation interculturelle » (p. 142) mis en place par Charles Villers, qui explore une autre facette de l’identité du voyageur en tant que « [f]igure identitaire transitionnelle » (p. 131), à même de faciliter le passage entre les cultures.

Dans la quatrième et dernière partie du volume, intitulée « Voyageur, artiste créatif ou récréatif », l’accent est mis sur la figure du voyageur artiste – peintre ou musicien –, ce qui s’explique, entre autres, par la transition vers le xixe siècle opérée par les deux dernières contributions du volume. L’étude de Katalin Bartha-Kovács14, consacrée à la réception mitigée des « russeries » du peintre voyageur Jean-Baptiste Le Prince, s’attarde surtout sur les réserves de Denis Diderot et des critiques d’art de la seconde moitié du xviiie siècle à l’égard de ses tableaux représentant des scènes russes qui, malgré une certaine dimension ethnographique – reflet du voyage en Russie entrepris par le peintre entre 1758 et 1763 – ne présentent finalement qu’une vision idyllique de la vie des paysans russes, une « Russie “à la françaiseˮ car représentée à travers le prisme de l’esthétique rococo » (p. 148).

Si, dans le cas de Le Prince, on aurait donc plutôt affaire à un échec du point de vue de « la capacité de l’œuvre de toucher le spectateur » (p. 152), comme l’aurait souhaité Diderot, il en va tout autrement d’Hector Berlioz, dont « l’humeur inquiète » est un bel exemple de la nouvelle sensibilité romantique, brillamment analysée par Aleksandra Wojda15, qui s’appuie principalement sur l’ouvrage Voyage musical en Allemagne et en Italie (1844) de ce « représentant iconique du romantisme français » (p. 167). Il s’agit d’une contribution particulièrement intéressante, d’une grande richesse et finesse théorique et analytique, qui explore à la fois les spécificités du voyage musical et les liens qui se tissent à cette occasion entre sujet, voyage et musique, en mettant en avant « la figure du musicien itinérant » (p. 166). De l’analyse des écritures du « je » (p. 167) – conçues comme des « écritures du mouvement » (p. 167) – émerge progressivement un sujet lyrique « en devenir » (p. 173), dont on peut suivre la trajectoire sinueuse, spatiale et identitaire à la fois. On assiste, en outre, à la mise en place d’un « imaginaire – singulier et unique – de l’artiste compositeur » (p. 171) qui, à travers une écriture et une réflexivité subversives, mine les stéréotypes, allant jusqu’à renverser l’imaginaire du siècle précédent, celui de la centralité de Rome et de la suprématie de l’art musical italien, pour remettre à l’honneur Berlin et l’art musical allemand, tenu pour réellement novateur. Ainsi, animé en permanence par une « dynamique créatrice » (p. 177), le voyageur n’est-il plus simplement un découvreur, mais un créateur au sens fort du terme, à même de reconfigurer le monde et le moi.

Dans son étude qui clôt le volume, consacrée aux œuvres de Gustave Guillaumet, peintre voyageur du xixe siècle, Małgorzata Sokołowicz16 fait appel, quant à elle, au concept dynamique d’intermédialité, à même de rendre compte de la double dimension de sa création en tant que voyageur-auteur et peintre orientaliste et à analyser de manière détaillée les « trois types de relation s’établissant entre ses tableaux et ses récits : l’équivalence, l’explication et la correspondance » (p. 182). Au-delà d’une mise en rapport assez technique de ses récits de voyage en Algérie (publiés à partir de 1879 dans la Nouvelle Revue, puis, en 1888, sous le titre de Tableaux algériens) et de certaines toiles correspondantes, l’analyse fait émerger une figure du voyageur située non seulement à la croisée des médias, mais aussi à la croisée des regards, au regard du voyageur venant s’ajouter un contre-regard – le regard de l’Autre, lui-même double, masculin et féminin. L’analyse des jeux de regards, bien que brève, est particulièrement intéressante, d’autant plus qu’elle surprend aussi une évolution du regard de la femme arabe, allant de l’étonnement premier à une certaine complicité qui « s’instaure entre le peintre et ses modèles » (p. 192).

L’intérêt de ce beau recueil collectif réside aussi, au-delà de la réflexion approfondie consacrée aux trois hypostases centrales annoncées dans le titre, dans les multiples éclairages que les contributions réunies parviennent à proposer, à travers des analyses de parcours individuels singuliers, sur un moment important dans l’évolution du genre viatique dans son ensemble. Vue et construite au prisme de diverses médiations – des genres, des regards, des cultures –, la figure du voyageur s’avère non pas triple, mais plurielle et, qui plus est, mouvante, témoignant par là même du « pouvoir transformateur du voyage sur le sujet17 ». Si le lecteur pourrait regretter l’absence d’un index et d’une bibliographie des sources et des études critiques qui puisse lui servir de guide à travers un ensemble tellement foisonnant, le rendu des moindres nuances d’un vécu et d’un nouveau rapport entre le moi et le monde qui s’instaure progressivement au tournant du siècle des Lumières a de quoi rendre l’ouvrage stimulant. À la fluidité générique, maintes fois signalée à travers le volume, fait ainsi pendant une fluidité identitaire dont certaines contributions rendent compte, en invitant même à un possible dépassement de la « figure » – suggérant plutôt quelque chose de « figé » – vers une perspective plus dynamique, caractéristique de cette modernité « liquide » théorisée par Zygmunt Bauman, annonciatrice d’une « liquidation contemporaine du voyage18 ».

1 Aleksandra Wojda, « Vers une écriture de l’humeur inquiète : le Voyage musical en Allemagne et en Italie de Berlioz », p. 165-179, ici p. 167.

2 « “Il n’y a point d’état plus immoral que celui de voyageurˮ : autour des contributions de Diderot à l’Histoire des deux Indes », p. 12-26.

3 « Peut-on se fier au voyageur ? Réponses de l’abbé Prévost dans les introductions de l’Histoire générale des voyages (1746-1759) », p. 27-38.

4 « Le statut esthétique, ontologique et épistémologique du narrateur dans Le Monde vrai de Marivaux », p. 39-51.

5 « Voyageur-historien ou romancier-philosophe ? Quelques leçons du voyage imaginaire », p. 53-68.

6 Stanisław Świtlik « Nicolas Klimius, Pierre Wilkins et Édouard Alfrède – quelle définition du voyageur ? », p. 69-83, ici p. 67.

7 Linda Gil, « Cunégonde, l’autre candide ? Figure d’une voyageuse compulsive dans le récit voltairien, entre domination et émancipation », p. 84-98

8 « Diderot promeneur solitaire à Bourbonne et à Langres (1770) », p. 101-114.

9 Alain Guyot, « Éclairer la figure du voyageur à la fin des Lumières : du Voyage à l’île de France de Bernardin de Saint-Pierre au projet de sa

10 Pour une analyse récente des rapports complexes et ambigus qu’entretiennent voyage et intimité durant la modernité, voir le volume collectif

11 Voir Roland Le Huenen, « Le récit de voyage : l’entrée en littérature », article paru initialement dans Études littéraires en 1987 et repris par l

12 Nicolas Brucker, « La figure kantienne du voyageur dans les Lettres westphaliennes de Charles de Villers (1797) », p. 128-143, ici p. 139.

13 Voir Michel Espagne, Les Transferts culturels franco-allemands, Paris, Presses Universitaires de France, 1999.

14 « Les russeries d’un peintre-voyageur au xviiie siècle : Le Prince vu par les critiques d’art de son temps », p. 145-164.

15 « Vers une écriture de l’humeur inquiète : le Voyage musical en Allemagne et en Italie de Berlioz », p. 165-179.

16 « Un voyageur qui peint, un voyageur qui écrit… Le double (?) regard de Gustave Guillaumet », p. 180-198.

17 Nicolas Brucker, art. cit., p. 132.

18 Aleksandra Wojda, art. cit., p. 166.

Notes

1 Aleksandra Wojda, « Vers une écriture de l’humeur inquiète : le Voyage musical en Allemagne et en Italie de Berlioz », p. 165-179, ici p. 167.

2 « “Il n’y a point d’état plus immoral que celui de voyageurˮ : autour des contributions de Diderot à l’Histoire des deux Indes », p. 12-26.

3 « Peut-on se fier au voyageur ? Réponses de l’abbé Prévost dans les introductions de l’Histoire générale des voyages (1746-1759) », p. 27-38.

4 « Le statut esthétique, ontologique et épistémologique du narrateur dans Le Monde vrai de Marivaux », p. 39-51.

5 « Voyageur-historien ou romancier-philosophe ? Quelques leçons du voyage imaginaire », p. 53-68.

6 Stanisław Świtlik « Nicolas Klimius, Pierre Wilkins et Édouard Alfrède – quelle définition du voyageur ? », p. 69-83, ici p. 67.

7 Linda Gil, « Cunégonde, l’autre candide ? Figure d’une voyageuse compulsive dans le récit voltairien, entre domination et émancipation », p. 84-98, ici p. 88.

8 « Diderot promeneur solitaire à Bourbonne et à Langres (1770) », p. 101-114.

9 Alain Guyot, « Éclairer la figure du voyageur à la fin des Lumières : du Voyage à l’île de France de Bernardin de Saint-Pierre au projet de sa réédition », p. 115-127, ici p. 124.

10 Pour une analyse récente des rapports complexes et ambigus qu’entretiennent voyage et intimité durant la modernité, voir le volume collectif dirigé par Philippe Antoine et Vanezia Pârlea, Voyage et intimité (Paris, Lettres modernes Minard/Classiques Garnier, 2018).

11 Voir Roland Le Huenen, « Le récit de voyage : l’entrée en littérature », article paru initialement dans Études littéraires en 1987 et repris par l’auteur dans Le Récit de voyage au prisme de la littérature (Paris, PUPS, 2015, p. 91-103).

12 Nicolas Brucker, « La figure kantienne du voyageur dans les Lettres westphaliennes de Charles de Villers (1797) », p. 128-143, ici p. 139.

13 Voir Michel Espagne, Les Transferts culturels franco-allemands, Paris, Presses Universitaires de France, 1999.

14 « Les russeries d’un peintre-voyageur au xviiie siècle : Le Prince vu par les critiques d’art de son temps », p. 145-164.

15 « Vers une écriture de l’humeur inquiète : le Voyage musical en Allemagne et en Italie de Berlioz », p. 165-179.

16 « Un voyageur qui peint, un voyageur qui écrit… Le double (?) regard de Gustave Guillaumet », p. 180-198.

17 Nicolas Brucker, art. cit., p. 132.

18 Aleksandra Wojda, art. cit., p. 166.

Citer cet article

Référence électronique

Vanezia PÂRLEA, « Małgorzata Sokołowicz et Izabella Zatorska (dir.), Chroniqueur, philosophe, artiste. Figures du voyageur dans la littérature française aux xviiie-xixe siècles, Varsovie, Presses de l’Université de Varsovie, 2021, 203 pages, ISBN 978-83-235-5114-0 (e-pub) », Viatica [En ligne], HS 5 | 2022, mis en ligne le 05 décembre 2022, consulté le 02 février 2023. URL : http://revues-msh.uca.fr/viatica/index.php?id=2445

Auteur

Vanezia PÂRLEA

Université de Bucarest

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