K@iros symbolise le temps de l'occasion opportune. Le temps, pour les fondateurs de la revue interdisciplinaire K@iros de tirer parti des synergies d'un environnement scientifique pluridisciplinaire,  le laboratoire Communication et Sociétés. 

C’est en effet une revue qui vise à favoriser - pour les faire fructifier - des synergies entre disciplines.  Chaque numéro est ainsi construit autour d’un dossier thématique qui associe systématiquement les approches des deux disciplines. L'une de ces deux disciplines relèvera soit des Sciences de l'information et de la communication (CNU section 71) soit des Civilisations étrangères (anglais - 11, allemand - 12, espagnol - 14). La deuxième discipline pourra relever d'un autre champ disciplinaire (histoire, sciences de gestion, géographie, psychologie sociale, sociologie, linguistique, etc.), discipline invitée qui variera au fil des numéros.

Tous les numéros de K@iros soumettent ainsi à l’analyse croisée des questions de société contemporaine traditionnellement traitées de manière cloisonnée. Puis, une synthèse conclusive interdisciplinaire clôture chaque dossier. De sorte que tout numéro vise à la fois à développer une problématique favorisant la discussion entre disciplines et l’émergence de résultats scientifiques novateurs.




Dernier numéro paru

3 | 2019 : Distance et lien social

Que devient le lien social lorsque les distances paraissent s’accroître entre les individus en raison des processus d’individualisation d’une part et de numérisation des interactions sociales d’autre part ?

À cette question complexe, il peut être tentant d’apporter une réponse simple : le lien social est appelé à se défaire. D’un côté, on soulignera la rupture des collectifs minés de l’intérieur par le consumérisme individualiste et la fragmentation spatiale induite par la mondialisation. De l’autre les risques de désocialisation introduits par la technologie : le téléphone en fut accusé hier et Facebook aujourd’hui. Cette vision repose sur une opposition simple entre distance et lien social. La distance est ce qui sépare, le lien social ce qui unit. Or les sociologues ont montré de longue date, Simmel en particulier, qu’il s’agit d’une opposition dialectique : la distance n’est pas qu’une séparation, c’est aussi la condition du lien social (« trouver la bonne distance ») et notamment de l’altérité. Tandis que le lien social s’éprouve et se construit au travers de la distance.

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